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Revue de presse

Projet de réforme du cursus dans les facultés de médecine : Une ordonnance qui ne passe pas...

Maroc Hebdo | Maroc | 01/03/2022

La réduction de la durée des études en médecine de sept à six ans ne reçoit pas l’assentiment de tous les acteurs. Ils plaident plutôt pour de meilleures conditions de travail et de rémunérations des médecins pour améliorer le système sanitaire.

Visiblement, un vent de réformes souffle actuellement sur le système éducatif marocain. Après la suspension polémique du Bachelor, c’est au tour des facultés de médecine d’opérer leur mue pédagogique. Dans une note transmise, le jeudi 17 février 2022, aux présidents des universités marocaines qui polarisent ces départements, le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdellatif Miraoui, les informe de la décision du gouvernement de réduire la durée du cursus de six à sept ans.

Dans ce document, il leur explique que cette mesure s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de la généralisation de la couverture sociale au Maroc, particulièrement la partie relative à la mise à niveau du système de santé et à l’amélioration des prestations de soins pour l’ensemble des catégories de la population qui sont (ou seront) concernées par le régime de l’Assurance maladie obligatoire (AMO). « Tous les moyens financiers et pédagogiques nécessaires à l’accompagnement de cette réforme seront mobilisés, à travers un programme contractuel liant le gouvernement aux universités et facultés concernées », rassure-t-il. M. Miraoui annonce également une hausse du nombre des inscriptions pour les étudiants des facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire, ainsi que l’augmentation des parterres de stages.

Cinq jours plus tard, réaction des principaux concernés. Dans un communiqué publié le mardi 22 février 2022, la Commission nationale des étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie (CNEM) annonce avoir entrepris des contacts avec les différents acteurs du ministère de l’Enseignement supérieur, des doyens des facultés et présidents d’universités. D’après elle, le projet de réforme «ne prévoit aucun changement dans le cursus de la 1ère à la 5e années, ni pour les concours à l’internat ». Cette refonte consistera plutôt à fusionner les 6e et 7e années. Autrement dit, les examens cliniques qui évaluent les compétences acquises durant tout le processus des études médicales et les soutenances se dérouleront à la 6e année.

Mohamed Tahiri, directeur de l’enseignement supérieur au ministère éponyme, confirme ces propos. « Les principaux changements se passeront au niveau des cinquième et sixième années. Cela nécessitera une meilleure coordination des efforts avec le département de la Santé. Nous comptons aussi énormément sur les enseignants et les professeurs qui ont les compétences nécessaires pour mener à bien leur mission malgré la réduction de la durée de formation », affirme-t-il. Toutefois, cette réforme ne pourra réussir sans la résolution de la problématique de l’émigration des médecins marocains à l’étranger, avertit la CNEM. Pour ce faire, elle suggère l’amélioration de la situation financière des médecins et de leurs conditions de travail.

Exode massif des médecins

Du côté des syndicalistes du secteur, ce projet de réforme n’est pas le bienvenu. Ils disent avoir été surpris par cette note du ministre, d’autant plus qu’ils n’ont pas été impliqués dans la prise de cette décision. « Nous n’avons pas été consultés lors de la prise de cette décision », avance Karim Belmokadem, secrétaire général du Syndicat national de la santé publique (SNSP) affilié à la Fédération démocratique du travail (FDT). « Nous estimons, cependant, que la réduction de la durée de formation des étudiants n’aura pas d’impact significatif important sur le système de la santé nationale ». Selon lui, le gouvernement doit plutôt se focaliser sur la valorisation du statut des médecins marocains, particulièrement ceux du secteur public. « Cela ne sert à rien de former un grand nombre de médecins en peu de temps, si ces derniers vont finir par quitter le pays parce qu’ils ne sont pas satisfaits de leurs conditions de travail ».

Et c’est malheureusement la triste réalité. Une étude réalisée par des chercheurs marocains du 1er au 31 janvier 2021, auprès de 251 étudiants marocains en dernière année à la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca, confirme ce triste constat. Elle révèle que 70,1% envisagent de quitter le Maroc à la fin de leur formation, dont 63,6% de femmes. Un choix qui est loin d’être anodin. 97,6% estiment que les pays étrangers proposent une meilleure formation, 99% pensent qu’ils offrent de meilleures conditions de travail et 97,2% pensent qu’ils ont une meilleure qualité de vie. En outre, 74% dénoncent le manque de budget alloué à la recherche dans le secteur de la santé. « Ces étudiants indiquent aussi avoir l’intention de quitter le pays car ils ne sont pas satisfaits de leur formation (95,2%), de leur salaire (97%), ainsi que du dénigrement de l’image du médecin dans les médias (83,6%) », indique le document.

L’Allemagne est la destination favorite de ces futurs lauréats, puisqu’elle a été plébiscitée par 34% de l’échantillon. Suivent respectivement la France, les Etats-Unis, le Sénégal et le Canada. D’après les auteurs de cette étude, « l’intention de migration des étudiants à la fin de leurs cursus de médecine est l’un des indicateurs clés de l’avenir du système de santé du pays ». Ils proposent d’« améliorer les conditions de travail dans le secteur, la qualité de la formation et le salaire des agents de la santé», pour limiter ces départs. « La réduction de ce fléau est cruciale pour construire et maintenir un système de santé solide », plaident-ils.

L’exode massif des médecins marocains à l’étranger est une triste réalité depuis plusieurs années. Pas moins de 7.000 ont quitté le Royaume entre 2019 et 2021, 30% des lauréats des facultés de médecine et de pharmacie. C’est ce qu’avait révélé un rapport du groupe de travail thématique sur le système de la santé à la Chambre des représentants publié en juin 2021. Un effectif considérable qui dépasse de loin les 603 départs dénombrés en 2018. Une terrible hémorragie à stopper. Au plus vite !

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