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Le matin | Maroc | 11/03/2006
Utilisée dans les opérations de l'abdomen depuis 1990, cette technique a plusieurs avantages puisqu'elle rend l'opération chirurgicale moins stressante psychologiquement, puisqu'elle n'est plus assimilée par le patient à une opération lourde, et l'incision de 6 à 8 centimètres ne laisse pas de cicatrice inesthétique.
Grâce à l'initiative du Pr. Bouzidi, le Maroc a pu avoir son premier laboratoire de recherches et de formation à la chirurgie mini-invasive, en 1995 à la Faculté de médecine de Casablanca. Une cérémonie a d'ailleurs été organisée, en marge de l'atelier de formation, pour fêter la sortie de la dixième promotion des chirurgiens spécialistes dans la chirurgie mini-invasive. « Il s'agit d'une école de chirurgie mini-invasive qui fait usage de moyens visuels et audiovisuels (caméra, optiques…) qui permettent de pénétrer dans l'organe du patient, de traiter la lésion et de le faire suivre médicalement.
Les Américains appellent cette technique « la deuxième révolution française », souligne le Pr. Bouzidi.
Pour le docteur Redouane Rabiî, chirurgien urologue et professeur agrégé à la Faculté de médecine de Casablanca, « cette technique, qui a fait son apparition au Maroc en l'an 2000 et qui permet d'intervenir rapidement, permet beaucoup de gains pour le patient : moins de douleurs, pas de délabrement musculaire, bonne esthétique. Au niveau de l'hôpital, il y a un gain de coût puisque le patient quitte rapidement l'hôpital ». Une dizaine d'urologues marocains sont actuellement en formation.
Ces stages d'une semaine se font de trois à quatre fois dans l'année. Cependant, les médecins bénéficient, au cours de l'année, de cours dispensés chaque mois, en plus des ateliers d'apprentissage et de pratique. La technique consiste à opérer grâce à des instruments chirurgicaux ultra-fins guidés par des tuyaux par lesquels passe aussi un système optique relié à une caméra qui transmet des images sur un écran de télévision.
A noter que le Pr. Périssat supervise depuis une quinzaine d'années des ateliers de formation en faveur des médecins marocains. Sa première visite remonte à l'année 1991, quand il était venu présenter les premiers résultats de la chirurgie mini-invasive à la société de chirurgie. Avec le Pr. Bouzidi, il a été décidé d'établir un cours permanent pour former les chirurgiens marocains. « Il s'agit d'une formation très pratique.
C'est une chirurgie qui nécessite un entraînement opératoire de A à Z, parce que c'est totalement différent de la chirurgie ouverte. Cette initiative est le fruit du jumelage de l'Université de médecine de Bordeaux II et de la Faculté de médecine de Casablanca.
Le premier cours a eu lieu en 1995. Il dure une année et s'adresse à des chirurgiens confirmés. » Pionnier de la chirurgie, le Pr. Périssat est professeur de Chirurgie Digestive, chirurgien des hôpitaux universitaires, directeur du Centre de Chirurgie Laparoscopique et du Département de Techniques et de Recherches Chirurgicales appliquées à l'Université Victor Segalen Bordeaux 2. Membre actif de l'Académie française de Chirurgie, il est également président de l'International Federation of Societies of Endoscopic Surgeons et co-rédacteur du Journal de Coeliochirurgie et de The European Journal of Coelio-Surgery.
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