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L'économiste | Maroc | 18/12/2017
Un des thèmes du 2e congrès de l’Association des Médecins généralistes de Casablanca Centre. Pathologies digestives, obésité ou cancer du poumon... comment orienter les patients. Entretenir ses connaissances est une obligation morale. La formation continue fait en effet partie des règles déontologiques du médecin. Alors régulièrement, l’Association des Médecins généralistes de Casablanca Centre (AMCC) organise des temps d’échanges entre confrères.
Pour sa 2e édition, son congrès, tenu ce week-end à Marrakech, a réuni la profession de cette région, mais aussi d’Oujda à Laâyoune, avec des invités venus d’Algérie ou de Guinée, et des conférenciers belges et français.
« Nous avons réussi à toucher au-delà du Maroc » se félicite le président Kamal Boutaleb. Le but essentiel étant de partager sur un certain nombre de thématiques, qui représentent les préoccupations quotidiennes des médecins. Tous ont ainsi enchaîné les séances et les ateliers de gestes pratiques sur les pathologies digestives, l’obésité ou le cancer du poumon.
Au programme également des échanges autour du diagnostic psychiatrique en consultation de médecine générale, du futur du diabète, ou des nouveautés en contraception. Ce rendez-vous est aussi l’occasion pour ces professionnels de débattre, entre deux séances, de la situation actuelle et de l’avenir du métier. Instaurer le passage obligé du patient par le médecin généraliste, qui va soit traiter, soit orienter vers un spécialiste est une question qui s’est ainsi posée.
« Mises à part quelques spécialités particulières comme l’ophtalmologie ou la pédiatrie, cela permettrait une meilleure coordination et moins de gaspillage. Une économie de santé plus judicieuse en quelque sorte », explique Boutaleb. Le patient a en effet une tendance naturelle à consulter directement un spécialiste suivant son besoin. « Une personne souffrant de douleurs abdominales et qui s’adresse à un gastrologue, peut être en train de faire un infarctus du myocarde », continue le président.
« Dans ce cas, le généraliste est plus à même de poser le diagnostic sur la cause réelle de sa souffrance. Il s’agit simplement d’agir mieux et sans perte de temps ». Cette coordination idéale est partagée par le Collège syndical des médecins généralistes, mais aussi par le Collège syndical des médecins spécialistes. « Il s’agit d’un accord de principe en quelque sorte, avec des détails à mettre au point », précise-t-il.
Autre sujet d’échanges en marge, l’exercice illégal de la médecine. Dans le contexte marocain, beaucoup de patients, principalement dans les campagnes, préfèrent encore le « guérisseur » au professionnel. « Nous voyons arriver des malades, qui ont ainsi perdu beaucoup de temps à souffrir pour rien ». Le congrès de l’AMCC a donc alterné, pendant ces 2 jours, des temps de formation, d’ateliers pratiques et de discussions entre confrères.
Stéphanie JACOB
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