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Albayane | Maroc | 27/02/2006
Le Rimonabant (ou Acomplia), développé depuis plusieurs années par Sanofi-Aventis, était présenté comme le futur blockbuster (produit qui rapporte plusieurs milliards) du troisième laboratoire mondial, avec des ventes dépassant allègrement le milliard d'euros. Les fourchettes du chiffre d'affaires prévisionnel élaborées par les cabinets d'analystes oscillaient entre 1 et 5 milliards d'euros. Et les marchés financiers attendaient avec impatience sa commercialisation, initialement prévue au second trimestre 2006.
Des avis partagés
C'est dire si la déception des investisseurs était hier à
la mesure des formidables espoirs qu'ils avaient placés dans ce nouveau
médicament. Car, contrairement à tous les scénarios, la
Food & Drug Administration (FDA) a recalé en partie le médicament
de Sanofi-Aventis. Du coup, le titre du groupe présidé par Jean-François
Dehecq a subi une sévère correction en Bourse. L'action Sanofi-Aventis
abandonnait hier 2,98% à 71,70 euros. Dans le détail, l'Administration
américaine a autorisé sous conditions l'Acomplia dans la lutte
contre l'obésité, mais l'a refusé dans le sevrage tabagique.
Sanofi-Aventis, qui présentera vendredi dernier son bilan 2005, s'est
contenté d'indiquer qu'il «continuera à travailler en étroite
collaboration avec la FDA», sans préciser sur quels points portaient
les renseignements supplémentaires demandés.
Si pour certains analystes (à l'instar d'Oddo Securities ou de Citigroup),
la décision de la FDA est franchement une mauvaise nouvelle qui justifie
une révision à la baisse de leurs objectifs de cours, d'autres
observateurs en relativisent la portée. C'est le cas de Natexis qui parie
sur un lancement au quatrième trimestre du Rimonabant et un potentiel
de ventes de 3,2 milliards d'euros en 2010. Pour Morgan Stanley, le rejet du
médicament dans le sevrage tabagique ne constitue pas à proprement
parler une surprise. En outre, les ventes dans cette indication ne devaient
pas dépasser 500 millions d'euros.
Au total, Morgan Stanley table sur une commercialisation dans l'obésité
sous 18 mois, alors que l'approbation dans le sevrage tabagique devrait nécessiter
un nouveau round d'essais d'un an environ. Chez Lombard Odier Darier Hentsch
également, Delphine Le Louët souligne que ce contretemps ne remet
pas en cause sa vision du groupe. Elle rappelle que le laboratoire français
reste toujours sous-évalué de 12% à 14% par rapport au
reste du secteur. Il reste que la situation de Sanofi-Aventis paraît moins
confortable qu'il y a quelques mois. Les génériques ont freiné
la croissance de ses ventes au quatrième trimestre 2005. Les prochains
mois seront cruciaux pour l'avenir de son produit phare, Plavix, avec l'ouverture
en avril du procès contre les fabricants de génériques
qui lui contestent la validité de son brevet aux Etats-Unis.
Jean-François Dehecq, qui serait désireux de prolonger son mandat
à la tête de Sanofi après 2008, risque donc d'avoir fort
à faire pour convaincre le marché des perspectives toujours positives
de son groupe.
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