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Libération | Maroc | 02/07/2014
La mobilisation demeure de mise au niveau international. Devant la prolifération sans précédent de l’épidémie, l'OMS tire la sonnette d’alarme et annonce l’organisation les 2 et 3 juillet 2014 à Accra, au Ghana, d’une réunion spéciale. Y prendront part les ministres de la Santé de 11 pays et les différents partenaires de l'organisation impliqués dans la riposte à la recrudescence d'Ebola, afin de discuter de la meilleure manière de résoudre collectivement la crise et d'élaborer un plan complet de riposte opérationnel inter-pays. «Il ne s'agit plus d'une épidémie spécifique à un pays mais d'une crise sous-régionale qui requiert une action ferme des gouvernements et des partenaires", a souligné le docteur Sambo, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique. "Il faut impérativement intensifier les efforts de riposte, promouvoir la collaboration transfrontalière et le partage d'informations sur les cas suspects et les contacts, conformément aux lignes directrices de l'OMS, et mobiliser tous les secteurs de la communauté afin de garantir un accès sans entrave aux zones affectées. C'est de cette manière que l'on pourra enrayer efficacement l'épidémie", a-t-il ajouté.
«L'épidémie est aujourd'hui hors de contrôle», a prévenu pour sa part Bart Janssens, directeur des opérations de Médecins sans frontières (MSF). D'après le bilan communiqué par l'OMS, la Guinée, pays le plus touché, le Liberia et la Sierra Leone totalisent depuis le début de l'année 635 cas de fièvre hémorragique (dont un peu plus de la moitié ont été confirmés par des analyses comme étant dus au virus Ebola), dont 399 décès. Selon l'OMS, l'épidémie actuelle d'Ebola est par conséquent "la plus grave" en termes de nombre de cas et de décès notifiés et par sa répartition géographique. Au total, 60 foyers de fièvre hémorragique sont identifiés en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.
L'OMS a jusqu'à présent fourni une assistance technique en déployant une équipe pluridisciplinaire de plus de 150 experts. Découvert en 1976 dans l'actuelle République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre), le virus Ebola est hautement contagieux et le taux de mortalité peut atteindre jusqu'à 90 % des cas, selon l'OMS. Il se transmet à l'homme à partir des animaux sauvages et se propage ensuite d'homme à homme.
Jusqu’à présent, il n’existe aucun traitement ni vaccin spécifique pour la fièvre hémorragique à virus Ebola. Plusieurs vaccins sont en cours d’essai, mais il faudra attendre probablement des années avant un usage éventuel. Des chercheurs américains ont annoncé en décembre 2011 avoir mis au point un vaccin efficace à 80 % chez la souris.
N. Mounir
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