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Le matin | Maroc | 19/06/2014
Ce constat serait, selon la même source, lié à de mauvaises pratiques en matière d’alimentation, aux soins inadéquats, à l’inaccessibilité aux services de santé et à de mauvaises conditions d’hygiène. A contrario, nous consommerions moins de fibres. Enfin, même si l’on observe une progression de la consommation des fruits et légumes, celle-ci reste insuffisante par rapport aux recommandations internationales.
Ces améliorations en matière de lutte contre la faim ont toutefois permis de réduire la prévalence de la sous-alimentation de 6,7% en 1990-92 à moins de 5% en 2011-13. Au cours de la même période, le nombre de personnes sous-alimentées est tombé de 1,7 million en 1990-92 à 1,6 million en 2011-13. Ainsi, le Maroc a réduit la proportion des personnes affamées avant l'échéance 2015 du premier Objectif du millénaire pour le développement «cible de la faim de l'OMD1».
C’est donc tout naturellement que le Royaume s’est vu décerner, ce lundi, un prix le récompensant pour ses «progrès remarquables» en la matière, remis par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) au ministre de l'Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, lors d'une cérémonie officielle au siège de la FAO, à Rome. Lors de la même cérémonie, deux autres pays ont pu glaner le même prix, il s’agit du Chili et de la Chine. Les trois pays viennent ainsi gonfler les rangs de la liste croissante de pays ayant accompli de «grands pas en avant» dans la lutte contre la sous-alimentation, comme en atteste la réalisation avant l'échéance 2015 du premier Objectif du millénaire pour le développement (OMD1) visant à réduire de moitié la proportion de personnes affamées ou encore du but plus ambitieux du Sommet mondial de l'alimentation de 1996 (SMA), consistant à diviser par deux leur nombre absolu à l'horizon 2015.
Encore quelques lacunes à combler
Cependant, malgré ses avancées considérables en matière de nutrition, le Maroc souffre encore de quelques lacunes. En effet, 5,9% des enfants nés à terme ont un faible poids à la naissance (moins de 2.500 g selon la définition de l’OMS). De plus, 9% des enfants souffrent d’une malnutrition aigüe, conséquence d’une alimentation insuffisante et/ou d'une morbidité accrue. 18% sont atteints de malnutrition chronique, qui révèle la qualité de l’environnement et du développement socioéconomique d’une population. 10,2% d’entre eux présentent une insuffisance pondérale. D’autres enquêtes, réalisées par le ministère de la Santé, ont montré que 31,6% des enfants âgés de 6 mois à 5 ans présentent une anémie par carence en fer. Ces mêmes enquêtes montrent que 40,9% des enfants de 6 à 72 mois souffrent d’une carence en vitamine A (dont 3,1% ont une carence sévère) et que 63% des enfants âgés de 6 à 12 ans ont une carence en iode (dont 22% présentent un goitre).
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