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Libération | Maroc | 09/05/2014
Au Maroc, des recherches ont été menées sur la prévalence de ces infections. Bien qu’elles ne soient pas récentes, elles donnent au moins une idée générale sur la situation. Ainsi une enquête nationale menée en 1994 sur les infections nosocomiales avait révélé un taux de prévalence de 14 %. En 2007, une nouvelle étude initiée par le CHU Hassan II de Fès a montré un taux de prévalence de 6,7 %. Dans cette étude, les infections du site opératoire étaient les plus fréquentes. Par ailleurs, une étude de prévalence des infections nosocomiales dans les hôpitaux relevant du CHU de Rabat (2010) indique un taux de 10%. Cette prévalence bien qu’élevée est bien moins importante par rapport à l’étude partielle faite en 2005 à l‘hôpital Avicennes qui est de 18%. On se place bien loin des données internationales notamment pour la Norvège (5,4%), la France (4,5%) et l’Italie (4,9%).
Mais ces infections ne sont pas pour autant une fatalité. Faute d’éliminer le risque d’infection autant essayer de le diminuer en adoptant des mesures préventives. L’OMS recommande d’utiliser une solution hydroalcoolique ou de se laver les mains à l’eau et au savon, si elles sont visiblement souillées, avant le contact avec un patient; avant le geste aseptique (par exemple l’insertion de dispositifs comme des cathéters), après le risque d’exposition à un liquide biologique, après le contact avec un patient et son environnement. Car comme le rappelle l’organisation onusienne, un simple geste peut être fatal notamment chez les patients vulnérables dans un état critique et dans les unités de soins intensifs où la proportion peut atteindre 30%. Chaque année, des centaines de millions de patients dans le monde sont affectés par ces infections, dont une grande partie est causée par des agents pathogènes résistants aux antimicrobiens. D’ailleurs, au début de la semaine, l’OMS a publié un rapport majeur sur la résistance aux antimicrobiens faisant état de taux élevés chez les bactéries responsables des infections les plus courantes (par exemple les infections des voies urinaires, les infections postopératoires, les pneumonies et les infections du sang) dans toutes les régions du monde. Les résultats initiaux de l’enquête mondiale confirment la grande fréquence des résistances chez les bactéries isolées dans les établissements de santé.
Nezha Mounir
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