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La nouvelle T | Maroc | 27/03/2014
Malgré les avancées thérapeutiques et malgré les efforts déployés pour lutter contre cette pathologie, la tuberculose demeure 139 ans après sa découverte un grave problème de Santé publique de par le monde.
L’incidence de la tuberculose a connu, durant les dernières décennies, une augmentation, due principalement à la prévalence du Sida. Chaque année, quelque 9 millions de personnes sont touchées par la maladie à travers le monde. 1/3 de ces personnes n’accèdent pas aux soins et 1.5 million décèdent. Au Maroc, on enregistre près de 80 nouveaux cas/100 000 habitants/an.
S’il est vrai que le Maroc a réalisé de remarquables efforts dans la lutte contre la tuberculose, de nombreux efforts restent à effectuer. Les conditions socioéconomiques peuvent être un frein pour une meilleure efficience des stratégies de lutte contre la maladie.
«La lutte contre la maladie a connu bien des avancées grâce au plan national d’accélération de la réduction de l’incidence de la tuberculose 2013-2016, qui a pour objectifs de consolider les acquis en matière de prévention, de détection, de prise en charge et d’appui psychosocial des malades tuberculeux», a rappelé le ministre de la Santé. Celui-ci a toutefois souligné qu’il est impératif qu’une réflexion commune et rigoureuse soit entreprise, pour dégager une vision partagée qui permettra de mobiliser toutes les énergies à même de relever les défis qui se posent en matière de lutte anti-tuberculose. La tuberculose étant une maladie qui ne concerne pas uniquement le département de la Santé, mais plusieurs d’entre eux, nécessite de ce fait l’implication de nombreux acteurs.
Le Maroc a parfaitement intégré la dynamique internationale de lutte contre la tuberculose, à travers les stratégies DOTS (Traitement de courte durée directement supervisé). Le pays consacre ainsi près de 30 millions de Dhs à la prise en charge gratuite des malades tuberculeux. Ainsi, on arrive à un taux de dépistage précoce de près de 95 %, et un taux de guérison de l’ordre de 85 %, avec une diminution de 3% en terme de prévalence de la maladie.
Pour sa part, Abdelaadim El Guerrouj, ministre délégué auprès du ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, a souligné que l’article 31 de la Constitution évoque le droit aux soins de santé, à la couverture médicale et à l’accès à l’eau et à un environnement sain. Cela suppose que le Gouvernement a l’obligation de garantir ce droit aux citoyens, à travers une lutte efficiente contre la tuberculose. Ainsi, en vue d’une sensibilisation plus large, le département de l’Education nationale a intégré l’éducation à la sécurité sanitaire dans les programmes scolaires.
Selon la représentante de l’OMS au Maroc, en 2012, plus de 4 millions de cas ont été dépistés, dont 3 millions traités avec succès, mais une partie des malades demeure non diagnostiquée. D’où l’importance de multiplier les efforts. «Chaque patient compte», déclare-t-elle. Et de poursuivre que les pays doivent accentuer les efforts de dépistage chez les personnes à risque. « La notification des cas doit se faire dans la stricte confidentialité », poursuit-elle. En effet, certaines populations sont plus vulnérables face à la maladie que d’autres, parce qu’ils sont hors circuit sanitaire. C’est le cas des personnes incarcérées, des SDF, des ouvriers migrants, travailleurs miniers… qui sont hors des circuits des systèmes sanitaires. D’où l’importance de l’implication de tous.
Enfin, cette rencontre a été ponctuée par la signature d’une convention de partenariat entre la ligue marocaine de lutte contre la tuberculose et le CGI de la Corée du Sud pour le déploiement du «Mobile Health Tuberculose». Il s’agit d’un concept novateur dans la prise en charge de la tuberculose, qui consiste à équiper les tuberculeux d’une smart box qui permet de détecter les malades qui abandonnent leur traitement. Utilisé dans 35 pays depuis 1999, le Mobile Health Tuberculose est un moyen simple et peu coûteux de suivi minutieux du malade et de meilleure coordination entre les acteurs concernés. Une seconde convention a été signée entre l’Institut Pasteur et l’Université Hassan II pour la recherche et l’enseignement.
Leila Ouazry
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