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Libération | Maroc | 18/03/2014
Docteur Lahlou, médecin généraliste est fort préoccupé par la question «Quand je demande à mes patients s’ils exercent une activité physique, ils sont plus de 80% à me répondre par la négative». et d’ajouter: «J’essaie de leur expliquer, autant faire se peut, que l’effet des médicaments est encore meilleur si parallèlement ils pratiquent un sport. Bien évidemment face à l’annonce de la maladie, ils font preuve de beaucoup de volonté; mais dès qu’il ressentent une quelconque amélioration , ils se laissent aller. Pourtant, c’est une hygiène de vie qu’il faut adopter dès l’enfance », indique-t-elle avec regret. Une priorité qui s’impose d’autant plus que l’obésité gagne du terrain chez nous. En effet, d’après une enquête réalisée par le HCP, 10 millions de Marocains seraient en surpoids et 3,6 millions déjà obèses. Sédentarité et mauvaise hygiène alimentaire en sont les principales causes. Pourtant 30 minutes d’activité physique par jour éviteraient les risques de mortalité, 30 à 40% chez les sédentaires. Et tout cela pour un coût réduit. Nul besoin de s’inscrire dans un club huppé ou de débourser des sommes, parfois conséquentes, pour acquérir un matériel de sport sophistiqué. Il suffit juste d’un bon jogging fait régulièrement pour se maintenir en forme.
Côté politique publique, aucune stratégie pour la promotion du sport n’est établie. C’est loin d’être une priorité. Sous d’autres cieux, les choses se présentent autrement. Beaucoup d’efforts sont déployés afin de mieux encadrer le malade. Une idée fort séduisante a été mise en application en France plus particulièrement à Strasbourg. Il s’agit du sport gratuit prescrit sur ordonnance. Depuis plus d’un an et demi, l’expérience est en cours. Ainsi plus de 450 patients qui souffrent de diabète, d’hypertension, d’obésité ou de maladies cardiaques ont déjà profité gratuitement du dispositif. Sur l'ordonnance devra figurer le détail des activités physiques: nature du sport, intensité, durée et fréquence des séances, suivi et contrôles médicaux à observer. Toutefois, il ne s’agit pas de créer une dépense supplémentaire pour la sécurité sociale car l’ensemble des activités est pris en charge par la collectivité. Un pas que l’Académie nationale de médecine recommande de franchir. Dans une note d’information publiée en octobre dernier, elle préconise la prise en charge du «sport-santé» par l’assurance-maladie et les mutuelles. Cette « révolution culturelle» attendue dans le système de soins français doit «contribuer à une réduction de la consommation de médicaments», indique l’Académie de médecine.
Des projets forts révolutionnaires qui nous placent à des années-lumières.
Nezha Mounir
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