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Libération | Maroc | 13/03/2014
La SMG entreprend ainsi une campagne qui touche plus de 1500 bénéficiaires à Dar Al Ajaza quartier Onk à Casablanca. Bon nombre d’ophtalmologistes bénévoles publics et privés y participeront.
Généralement et pour contrer les dangers d’une telle maladie, rien de tel que d’être très prévoyant. En effet, de simples tests effectués chez l’ophtalmologiste, permettent de le diagnostiquer et d’instaurer un traitement susceptible de stopper la progression de la maladie. Un dépistage précoce et un traitement bien suivi, à vie, permettent de conserver une vision correcte.
Ce dépistage s’avère indispensable pour les personnes les plus exposées à la maladie : les personnes âgées, les diabétiques, les personnes ayant un problème de tension artérielle, les myopes, les personnes ayant un parent atteint de glaucome et les patients sous cortisone. Le plus difficile pour le patient atteint de glaucome est d’intégrer l’idée de combattre une maladie pour laquelle il ne ressent aucun effet ni aucune douleur. Beaucoup de malades arrêtent ou oublient leur traitement pour cette raison. Une correction par lunettes ou la rééducation orthoptique ne permettent pas de corriger les altérations du champ visuel.
Autre raison pour laquelle les patients risquent d’interrompre leur traitement, n’est autre que le coût qui demeure élevé et qui constitue un lourd handicap pour les couches sociales les plus démunies. Entre les examens de contrôle, les consultations ophtalmologiques, le patient pourrait dépenser 500 DH par mois. Cette somme est déjà considérable pour une personne rémunérée au SMIG (25% d’un salaire de 2.000 dirhams pour la vie!), et encore plus pour les populations rurales, qui n’atteignent pas ce niveau de rémunération mensuelle.
Par ailleurs, il n’existe pas d’études récentes permettant d’évaluer la prévalence du glaucome au Maroc. L’existence de certains facteurs de risques comme la pauvreté, le manque d’ophtalmologistes, l’isolement des populations rurales, l’augmentation de l’espérance de vie, laissent penser que la maladie glaucomateuse serait fréquente et en augmentation.
Repères
Le glaucome est une maladie de l’œil qui perturbe le bon fonctionnement du nerf optique. C’est ce dernier qui transmet au cerveau les signaux visuels qui permettent de voir. Nul ne sait ce qui cause l’apparition du glaucome, mais la hausse de la pression dans l’œil est l’un des facteurs de risque principaux. Trop élevée, la pression oculaire peut endommager le nerf optique. Si c’est le cas, les signaux qu’envoie le nerf optique pourraient ne pas tous parvenir au cerveau, ce qui fait que le patient pourrait ne pas voir tout ce que son œil «voit». Résultat : le champ visuel du patient diminue et, sans un traitement approprié, le glaucome pourrait entraîner la cécité.
Nezha Mounir
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