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Libération | Maroc | 27/02/2014
Elle place la barre assez haut en se lançant le challenge de réduire de près de 75% les risques de mortalité et de morbidité maternelle et prénatale. Pour y arriver, elle prône l'application rigoureuse des quatre chaînes de vie lors de tout accouchement. Il s’agit, en l’occurrence, de la chaîne de l'hygiène, celle de la chaleur, de la respiration et de l'allaitement maternel.
Il y a fort à faire, car les chiffres officiels avancés par le ministère de la Santé ne sont pas très réjouissants. Ils révèlent ainsi que sur les 600.000 nouveau-nés environ qui voient le jour chaque année au Maroc, 12.000 décèdent. 700 mères subissent le même sort au moment même où elles donnent la vie. A ces drames, il faut ajouter quelque 12.000 handicaps chez les mamans et près de 24.000 handicaps néonataux souvent neurologiques sévères.
Dans cette perspective, Al Hayat - Chaînes de Vie a animé, avec l’aide de plusieurs partenaires nationaux et internationaux, différentes sessions de formation de sages-femmes à travers 6 régions du Royaume, ce qui a permis la formation de 950 personnes chargées des accouchements dans les structures de santé du Maroc et la programmation pour 2014 de la formation de 1000 autres, à travers tout le Royaume.
Certes toutes ces initiatives sont fort louables, mais c’est juste une goutte d’eau dans un océan. La problématique de la mortalité infantile constitue le talon d’Achille du système de santé. 2015, date butoir à laquelle le Maroc est tenu de rendre sa copie sur les résultats des OMD, approche à pas de géant. Il est vrai que beaucoup d’efforts ont été déployés et qu’une grande amélioration a été ressentie, mais on est encore loin du compte. Concernant le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans, d’après des chiffres officiels, il a enregistré une baisse de 30,5% en 2012 contre 76% sur la période 1987-1991 et celui de la mortalité infantile l’a été de 28,8% entre 2007 et 2011 contre 57% pour 1987-1991. Ce n’est pas pour autant que la mission sera remplie, car de nombreux dysfonctionnements sont, hélas, à déplorer. Mauvaise gestion de la carte sanitaire, insuffisance ou inadéquation des moyens d’évacuation vers les maternités hospitalières, manque d’infrastructures et déficit en ressources humaines sont autant de causes à invoquer. Est-ce à dire que le rendez-vous sera raté. Espérons que non, car il y va, de l’implication de tous.
Nezha Mounir
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