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Le matin | Maroc | 23/01/2014
Mais à côté des acquis, le ministre a relevé également des dysfonctionnements. «Le conseil d’administration sert aussi à relever les insuffisances et les erreurs à corriger pour partir sur
des bases encore plus solides», déclare M. El Ouardi. Parmi les dysfonctionnements que le ministre pointe figure donc le cas de quelque 220 000 bénéficiaires du Ramed qui possèdent également des cartes d’AMO et bénéficiaient du coup des deux services à la fois. Mais le ministre se montre rassurant à cet égard. Les fraudeurs seront poursuivis et seront sommés de verser les montants correspondant aux soins dont ils ont bénéficié. Un autre dysfonctionnement relevé est lié aux prévisions réalisées dans le cadre d’une étude sur laquelle le ministère s’est basé pour cibler les bénéficiaires du Ramed.
En effet, alors que l’étude situait le nombre de bénéficiaires en situation de précarité à hauteur de 55% et les pauvres à 45%, la mise en œuvre du Ramed a fait dégager un autre constat. On apprend ainsi que 82% de la population bénéficiaire est pauvre. Pour remédier donc à cette situation, une nouvelle feuille de route a été mise en place par l’ANAM.
D’après le directeur de cet organisme, Jilali Haze, ce plan d’action a été approuvé par le conseil d’administration sur la base du bilan de l’ANAM depuis sa création en 2006. Ledit programme qui sera étalé sur une période de quatre années (2014-2018) s'articule autour de six axes majeurs portant sur l'accompagnement des réformes du secteur de la santé (financement, prévention et politique du médicament), l'élargissement de la couverture médicale de base en l'étendant aux indépendants, aux professions libérales, aux ascendants et aux étudiants, et la consolidation de la mission de l'agence en matière de contrôle, de gestion et de maîtrise des dépenses. La feuille de route prévoit, par ailleurs, l'harmonisation des régimes de santé et leur regroupement dans le but de garantir l'égalité d'accès aux soins, ainsi que la révision de l'arsenal juridique. Par ailleurs, il convient de souligner que le conseil d'administration a approuvé une décision relative à la soumission d’une requête aux autorités gouvernementales visant à mettre fin à la phase transitoire, afin que le Ramed soit organisé de la même manière que l'AMO en termes de contrôle, de financement et d'audit.
Les dysfonctionnements de l’AMO
Le taux des bénéficiaires du service de l’assurance maladie obligatoire a connu une hausse considérable depuis 2006 estimée à 7%, soit 7,6%.
Une croissance due selon le ministre de la Santé à l’augmentation du nombre des adhérents qui connaît une hausse de 10% annuellement alors que les frais relatifs aux soins dispensés aux nouveaux adhérents augmentent de plus de 17%, soit un déficit annuel de 7%.
Autre constat relevé par le ministre et qui risque de poser problème au futur est le coût élevé des soins administrés aux individus souffrant de maladies chroniques. Le ministre a annoncé à cet égard que 3% seulement des adhérents (atteints de ce type de maladies) nécessitent des frais de soins aussi élevés qu’ils engagent la moitié du budget de l’AMO.
Yousra Amrani
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