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Le matin | Maroc | 14/12/2013
L’une des révélations, et pas des moindres, est le manque en personnel, ces professionnels qui sont plus qu’incontournables dans la prise en charge des patients.
Manque en personnel soignant
À en croire le ministère de la Santé, le système sanitaire soufre d’un manque de 6 000 médecins et 9 000 paramédicaux. Cette situation est due à une faible capacité de formation des médecins et infirmiers, l’insuffisance de postes budgétaires et l’émigration du personnel soignant vers l’Europe. Le CESE estime d’ailleurs que la formation dispensée dans ce domaine est très longue et inadaptée aux tâches accomplies par ces blouses blanches. La Commission a également décelé de nombreuses lacunes dans le secteur public caractérisé par un système cloisonné et un manque de coordination et de communication avec le secteur hospitalier, l’absence d’une carte sanitaire, l’insuffisance des moyens humains et financiers. De même, d’après le CESE, il n’existe pas une véritable décentralisation du système de santé au Maroc, il est trop centralisé. Certes, des directions régionales ont été mises sur pied, mais elles n’ont pas bénéficié de transferts de compétences et de ressources financières nécessaires pour assurer leur bon fonctionnement.
Inégalités dans l’accès aux soins de base
Outre ces lacunes notées dans le secteur public, le rapport a aussi pointé du doigt le manque de coordination entre le secteur public et privé. Leur relation est quasi inexistante. Quant au secteur privé, il connait certes un développement important, mais, pour le moment, il se concentre uniquement en milieu urbain.
À titre illustratif, la ville de Casablanca abrite à elle seule 30% des cabinets médicaux. Autre grief soulevé, les inégalités dans l’accès aux traitements. Le rapport révèle que 24% des Marocains habitant à plus de 10 km d’un centre de santé éprouvent des difficultés pour accéder aux établissements de soins de santé de base (ESSB). Les inégalités sociales, le manque de moyens de transport, et la mauvaise organisation du système d’évacuation sanitaire.
À cela, il faut ajouter les frais médicaux trop élevés, car les Marocains supportent à hauteur de 53% les dépenses de santé, dont la moitié est consacrée à l’achat de médicaments. Globalement, les dépenses de santé représentent 6,2% du produit intérieur brut (PIB), soit une dépense moyenne de 153 dollars par habitant. Des disparités sont aussi notées dans le cadre de la couverture médicale universelle. Dix millions de Marocains, notamment les étudiants et les indépendants, sont exclus de ce système. Selon le CESE, ces inégalités résultent du fait que la moitié du budget consacré à l’Assurance maladie obligatoire (AMO) concerne les affections à longue durée qui ne touchent que 3,3% des assurés.
Zoom sur le rapport du CNDH portant sur la situation de la santé mentale au Maroc
Pour rappel, le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) avait effectué une enquête sur la situation des personnes souffrant de troubles sanitaires au Maroc, dans 20 établissements psychiatriques du Royaume. Dans son rapport intitulé «Santé mentale et droits de l’Homme : l’impérieuse nécessité d’une nouvelle politique», présenté en septembre 2012, le CNDH estime que les structures hospitalières sont «archaïques et inadaptées». Le rapport souligne qu’il existe seulement 1 725 lits dans les 27 établissements psychiatriques que compte le Maroc. Pis, cette capacité «est en baisse continue», selon le CNDH qui a déploré également le manque de prise en charge des femmes et des personnes âgées. «
La répartition du personnel de ces établissements publics est marquée par un grand déséquilibre territorial. (...) Les établissements publics du Maroc comptent au total 172 psychiatres, mais 54% de ces derniers travaillent dans le seul axe Rabat-Casablanca», a indiqué Driss El Yazami, président du CNDH.
Elimane Sembène
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