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Le matin | Maroc | 10/12/2013
Vide juridique
L’absence d’une loi spécifique à la médecine dentaire qui est toujours régie par le Dahir de 1960 demeure l’un des plus grands obstacles rencontrés par les chirurgiens-dentistes. D’après ces derniers, ce texte, devenu archaïque, rend difficile l’éradication de ce fléau. Pire encore, l’absence d’une réglementation du métier de prothésiste dentaire complique davantage la situation, car de nombreux prothésistes exercent des activités qui dépassent leurs compétences. Par ailleurs, la Fédération nationale des syndicats des médecins-dentistes accuse le ministre de la Santé d’encourager l’exercice illégal de la médecine dentaire. «Nous avons adressé plusieurs lettres de doléances au ministre de la Santé pour nous aider à éradiquer ce fléau. Malheureusement, nos revendications sont restées lettre morte. C’est pourquoi, après avoir terminé notre réunion de dimanche, nous sommes passés au ministère de tutelle pour déposer nos diplômes en guise de protestation. L’État paye cher pour nous former, et si des personnes incompétentes sans aucune qualification ni formation peuvent exercer librement notre métier, dans ce cas à quoi sert notre diplôme ?» déplore Mourad Gamani, président de la Fédération.
Recommandations des dentistes
«À l’issue de notre rencontre, nous avons défini de nombreuses recommandations comme la signature d'une pétition (par les dentistes et associations civiles et de droit commun) de protestation contre la prolifération de l'exercice illégal pour être envoyée avec un dossier aux responsables (ministères de la Santé, de l'Intérieur...) et si nécessaire à l'Union européenne. Nous comptons également demander la sortie de nouvelles circulaires du ministère de la Santé et ministre de l’Intérieur pour l’arrêt des nouvelles installations et la mise en œuvre de la loi en vigueur ainsi que la création d'une commission interministérielle et intersectorielle pour trouver des solutions réalistes globales et définitives à ce fléau». Parmi les recommandations de la Fédération, suite à la rencontre de ce dimanche, figurent également le recensement de ces pratiquants, la sensibilisation des citoyens par divers moyens, la décision d'entrer dans un programme de protestations tant que le ministre de la Santé refuse un dialogue constructif et responsable avec la Fédération, la programmation d'un sit-in en janvier, le recours à la justice contre le ministère de la Santé pour non-assistance à citoyens en danger et pour élargir la protestation, une grève générale ou la désinscription en masse de l'Ordre national des médecins-dentistes...
Dangers pour la santé
Le niveau socio-économique bas d’une grande partie des Marocains constitue un obstacle majeur à l'accès aux soins bucco-dentaires, d’où le recours aux praticiens illégaux, s’ajoute à cela le manque de couverture médicale et sociale, une mauvaise ou non-orientation du patient vers un médecin-dentiste spécialisé dans certains cas, ainsi que les croyances et l’ignorance de quelques personnes qui relayent la médecine à la seconde place après les traitements traditionnels ou le charlatanisme.
Malheureusement, les conditions dramatiques de ces consultations peuvent avoir des conséquences graves sur la santé des patients qui risquent de contracter des maladies infectieuses telles que le Sida et l’hépatite «B» et «C» ou même perdre leur vie. D’après la dernière étude de la Fédération nationale des syndicats des médecins-dentistes du secteur libéral au Maroc sur l’exercice illégal de la médecine dentaire, 90% des charlatans ont conscience de la gravité de leurs actions.
Hajjar El Haiti
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