Consultez les mentions légales (RCP) des médicaments disponibles dans votre pays
Médecine d'Afrique Noire
Consulter la revue
Médecine du Maghreb
Consulter la revue
Odonto-Stomatologie Tropicale
Consulter la revue
Restez informés : recevez, chaque jeudi, la lettre d'informations de Santé Maghreb.
Accueil > Santé Maghreb au Maroc > Revue de presse
Aujourd'hui Le Maroc | Maroc | 24/10/2013
Ce nouveau plan ambitieux se donne pour objectif d’atteindre un taux annuel de diminution de l’incidence de la maladie de 6%. A ce rythme annuel, le ministère de la santé espère éliminer la tuberculose à l’horizon 2050. Le nouveau plan vise également à augmenter le taux de détection des cas de tuberculose à plus de 95% d’ici 2016 et le taux de succès thérapeutique de la maladie à plus de 90%. Il est aussi question de réduire de moitié le taux de perdus de vue d’ici 2016 et d’agir sur les facteurs de vulnérabilité de la tuberculose auprès des populations cibles.
Cette nouvelle stratégie s’articulera autour de 5 axes : l’amélioration du dépistage et du diagnostic de la tuberculose, l’amélioration de la qualité de prise en charge, le partenariat, la surveillance épidémiologique et enfin la gouvernance. En présentant ce nouveau plan, le ministre de la santé a insisté sur la prise en charge gratuite des médicaments. Contrairement à l’ancienne stratégie, le plan 2013-2016 a pour principe le partenariat en impliquant plusieurs départements ministériels et la société civile dans la lutte contre la tuberculose. A ce titre, 9 conventions-cadres ont été signées lors du lancement du plan national du ministère de la santé (voir encadré). Le plan stratégique 2011-2015 avait montré plusieurs dysfonctionnements.
A commencer par la lenteur du rythme de régression de l’incidence. «Avec l’ancien plan, nous sommes parvenus à réduire de 3% les nouvelles infections annuellement. Ce qui est insuffisant», a déploré le ministre de la santé. Avec une diminution de 3% par an et en tenant compte de la croissance démographique, le ministère de la santé estime que 10.000 cas de tuberculose seront encore à dépister en 2050.
Il faut aussi relever que l’ancienne stratégie présentait plusieurs anomalies perceptibles, notamment dans le retard du diagnostic et par conséquent dans la prise en charge, l’accès aux médicaments, le déficit en ressources humaines et le faible engagement du secteur privé dans la lutte contre la maladie. Pour remédier à ces anomalies, Lhoussaine Louardi avait donné en décembre 2012 ses instructions pour que soit relancée la dynamique de lutte contre la tuberculose dans le cadre d’un plan d’action pour la période 2013-2016.
Rappelons que la tuberculose sévit toujours au Maroc. En 2012, 27.437 nouveaux cas ont été notifiés, soit une incidence de 83 cas pour 100.000 habitants. Des statistiques alarmantes malgré une réduction de 30% des cas durant les 15 dernières années. Cette maladie touche essentiellement les jeunes.
Selon les données du ministère de la santé, 65% des cas sont âgés entre 15 et 45 ans. A noter que 58% des personnes touchées par la tuberculose sont des hommes contre 42% des femmes. Les données montrent que la tuberculose est un phénomène essentiellement urbain. 65% des cas enregistrés sont identifiés dans six régions : le Grand Casablanca, Tanger-Tétouan, Fès-Boulemane, Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, Gharb-Chrarda-Beni-Hssen et Souss-Massa –Drâa.
Les partenaires se mobilisent
En marge du lancement officiel du plan national d’accélération de la réduction de l’incidence de la tuberculose 2013-2016, 9 conventions de partenariat ont été signées entre le ministère de la santé et les différents partenaires des secteurs gouvernementaux et non gouvernementaux impliqués dans la lutte antituberculeuse.
Parmi les plus importantes, il y a lieu de relever la convention signée entre le ministre de la santé et Bassima Hakkaoui, ministre de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, celle entre Lhoussaine Louardi et Mohamed Ouzzine, ministre de la jeunesse et des sports, ou encore celle signée avec le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle.
Laila Zerrour
APIDPM © Copyright 2000-2025 - Tous droits réservés. Site réalisé et développé par APIDPM Santé tropicale.