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Libération | Maroc | 30/09/2013
Il y a eu l’année dernière un nombre estimé de 2,3 millions de nouveaux cas, contre 2,5 millions en 2011, une réduction globale de 33% par rapport à 2001, souligne le rapport diffusé à Genève. «Le nombre annuel de nouvelles infections par le VIH continue à diminuer avec des réductions particulièrement plus rapides du nombre d’enfants contaminés », ne manque pas de préciser Michel Sidibe, le directeur exécutif d’Onusida.
Ainsi l’année dernière, 260.000 enfants ont été contaminés dans le monde, soit 35% de moins par rapport à 2009 et 52% de moins depuis 2001. Le rapport relève les efforts importants visant les traitements antirétroviraux pour les femmes enceintes pour empêcher la transmission aux enfants avant leur naissance. La perspective pour 2015 est une diminution de 90% des nouvelles infections chez les enfants, un objectif possible, estime le rapport. Grâce à ces politiques, quelque 670.000 enfants ont ainsi été épargnés entre 2009 et 2012. Mieux encore, en Afrique subsaharienne, la région du monde qui compte 90% des jeunes infectés avec 3,3 millions de cas, les progrès sont particulièrement spectaculaires dans certains pays. Au Ghana par exemple, le nombre de femmes enceintes traitées est passé de 32% il y a trois ans à 90% en 2012. La probabilité qu’une femme enceinte porteuse du VIH contamine son enfant était de 31% en 2009. Elle est descendue à 9% en 2012.
Par ailleurs, à la fin 2012, quelque 9,7 millions de personnes, dans les pays à bas ou moyens revenus, avaient accès aux antirétroviraux, une hausse de 20% par rapport à l’année précédente, note le rapport qui rappelle que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a élargi les recommandations pour le traitement du VIH, ce qui ajoute près de 10 millions de personnes supplémentaires qui ont besoin de cette thérapie. En 2005 seulement 1,3 million avaient accès à cette thérapie.
L’objectif fixé par l’ONU pour 2015 est que 15 millions de personnes accèdent aux antirétroviraux dans les pays à bas revenus. « Non seulement nous pouvons l’atteindre mais nous devons aller au-delà et porter la vision et l’engagement que personne n’est laissé derrière », souligne dans le rapport le directeur de l’Onusida. Un objectif fort ambitieux compte tenu des ressources financières engagées dans le cadre de la lutte contre le sida. Les donations internationales sont restées stables depuis 2008 en raison de la crise, mais les pays les plus concernés ont augmenté leur propre budget. En 2012, ils ont contribué à 53% des dépenses totales évaluées à 18,9 milliards de dollars. L’objectif fixé par l’ONU est de 22 à 24 milliards en 2015. « Si nous ne payons pas maintenant, nous paierons plus tard, nous paierons pour toujours », a averti M. Sidibe.
M.N
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