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Evoquer la mémoire et le parcours remarquable de celui qui fut et restera le fondateur de l’endocrinologie dans notre pays après l’indépendance renvoie à la douleur que sa disparition récente a gravé dans le cœur de ses proches, avec une pensée particulière et émue pour sa sœur Assia, fidèle d’entre les fidèles. La disparition du professeur Moulay Ben Miloud a aussi frappé d’une grande tristesse ses amis, ses pairs et ses nombreux élèves, présents en Algérie ou établis à l’étranger. D’ailleurs, beaucoup parmi ses disciples auraient pu lui rendre hommage tant l’autorité naturelle qui émanait de son élégante personne, suscitait d’emblée et unanimement le respect. Et ce respect allait bien au-delà de la simple considération due aux maîtres qu’impose aux médecins la tradition hippocratique.
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…j’ai ressenti le devoir de rédiger et d’insérer dans le numéro 8 de la revue « Le journal du Praticien » de l’année 1996, un hommage à notre Maitre, le Pr. Bachir Mentouri qui venait malheureusement de disparaitre après une longue maladie. J’ai quitté la CCA vingt ans auparavant, mais mes souvenirs étaient restés intacts. J’ai relu ce que j’avais écrit alors. Aujourd’hui, je n’aurais pas rajouté ni supprimé une ligne de ce qui me paraissait, à l’époque, la traduction fidèle et sincère de la trajectoire de cet »honnête homme » dans l’acceptation la plus noble du terme.
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Histoire générale de l'Algérie par Abderrahmane Ben Mohamed Djillali
Né au mois de Safar 1267 correspondant au mois de Décembre 1850 à Cherchell, Mohamed Seghir est l'un des trois frères Benlarbey tous érudits en langue française. Le plus âgé, Mohamed I'ainé est interprète, le second Kaddour, médecin dans les palais de Tunis, puis à Constantine.
Mohamed-Seghir commence des études à Cherchell, puis à Alger où il est scolarisé dans les écoles primaires créées par Napoléon III, uniquement pour les autochtones, puis le secondaire, la faculté de médecine d'Alger et celle de Paris où il soutint sa thèse avec mention "excellente" le 16 juillet 1884 à 13 h, dans sa tenue traditionnelle (chéchia, amama et burnous) conversant dans un français châtié, en présence de son ami, le poète Victor Hugo, qu'il appelait familièrement Cheikh Victor Hugo. (Thèse traduite en arabe par Ali Bouchoucha - 1891 - enregistrée sous le numéro 4256 à Tunis).
En 1888, le Dr. Benlarbey lutta avec acharnement pour faire échec au plan du gouvernement général de l'Algérie, qui visait à détruire les mosquées de Djemaâ El Kebir et Djemaâ Djedid, pour construire à leur place des hôtels.
Lorsqu'en 1891, l'Etat français a tenté de remplacer les mahkamates par des tribunaux présidés par des non-musulmans, notre docteur s'est trouvé à l'avant-garde d'une révolte des Algériens à tel point que le Parlement français a dégagé une commission d'enquête présidée par Jules Ferry.
Durant sa vie, le Dr. Benlarbey a toujours œuvré pour sa patrie : L'Algérie.
Il mourut à l'âge de 89 ans, le 6 Ramadhan 1358 (20 octobre 1939) et fut enterré au cimetière d'El-Kettar à Alger.
Une rue porte son nom à la Casbah.
Lors de sa soutenance de thèse, le professeur Béclard, Doyen de la Faculté de Médecine de Paris, président du jury lui avait lancé cette boutade : "Nous vous rendons aujourd'hui ce que nous avons emprunté à vos aïeux"
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