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La presse | Tunisie | 14/12/2018
Nous le retrouvons dans son bureau au département radiologique de la clinique Ibn Zohr. La veille, il rentrait d'un séminaire aux Etats-Unis. A presque 80 ans, Dr Hassen Gharbi n'a pas le temps de se reposer.
Entre ses consultations, les formations qu'il donne dans un grand nombre de pays en radio-pédiatrie en particulier, son domaine de prédilection, sous l'égide de différentes organisations internationales, les séminaires dans lesquels il intervient, les articles qu'il rédige et l'agriculture qu'il cultive par amour de la terre de Thala... c'est de journées de 48 heures qu'il rêve les yeux ouverts sur ses projets.
Au service de l'extrême fragilité de l'enfance
Et pourtant à l'origine, la médecine ne faisait pas partie de ses ambitions de jeunesse. Souhaitant exercer le métier d'ingénieur, il se voit opposer un veto par sa famille, son frère aîné notamment, anesthésiste, et son beau-frère ont imaginé les cinq frères Gharbi regroupés dans une même clinique.
Dès la fin de ses études de radiologie complétées par une Agrégation en Biophysique, Hassen Gharbi rentre en Tunisie en 1970 où les besoins étaient énormes.
« Pour une population de l'ordre de 6 millions d'habitants environ, il n'y avait que trois cents médecins tunisiens, environ, huit radiologistes tunisiens, une dizaine de radiologistes français et d'autres nationalités, essentiellement de l'Europe de l'Est, pas un seul enseignant tunisien de Sciences fondamentales, de rang professoral, pas de service de radioprotection », se souvient le Pr Gharbi.
Le jeune médecin constate que le corps médical était alors très actif dans tous les domaines malgré son nombre réduit. Feu Professeur Ali Fourati, premier radiologiste tunisien, avait déjà créé la Société tunisienne de radiologie en 1956. D'autre part, la Société tunisienne des sciences médicales créée au début du siècle dernier disposait d'une revue indexée, la plus ancienne d'Afrique du Nord.
« Ma carrière a été vite tracée par le hasard : j'ai pris la responsabilité du Service de radiologie de l'Hôpital d'Enfants sans l'avoir vraiment choisi ».
Il ne le regrette pas, impressionné qu'il est par la personnalité' de Feu le Pr Béchir Hamza, médecin directeur de l'Hôpital d'Enfants et comblé par l'ambiance particulièrement chaude et amicale qui y régnait.
Il apprend la pédiatrie en compagnie de pédiatres pour pouvoir comprendre ce qui se passe dans le corps d'un petit âgé de 0 à 14 ans. Dès lors, il se passionne pour la radio-pédiatrie, qui révèle tout ce que l'enfant ne peut pas exprimer par les mots sur ses maux. Le syndrome des enfants battus par exemple s'y dévoile à la lumière de leurs radios.
« Même lorsque l'entourage du petit cache cette violence, son jardin d'enfants, ses parents ou ses grands-parents », explique le Pr Gharbi, qui met aujourd'hui toute sa maturité au service de l'extrême fragilité de l'enfance.
Par Olfa Belhassine
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