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Tenez-vous au courant des dernières informations sur la flambée de COVID-19, disponibles sur le site Web de l'OMS et auprès des autorités de santé publique nationales et locales.
Qu'est-ce qu'un coronavirus ?
Les coronavirus forment une vaste famille de virus qui peuvent être pathogènes chez l'homme et chez l'animal. On sait que, chez l'être humain, plusieurs coronavirus peuvent entraîner des infections respiratoires dont les manifestations vont du simple rhume à des maladies plus graves comme le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Le dernier coronavirus qui a été découvert est responsable de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).
Le virus de la COVID-19 peut se transmettre sous les climats chauds et humides
D'après les données dont on dispose jusqu'à présent, le virus de la COVID-19 peut se transmettre dans TOUTES LES RÉGIONS, y compris les zones chaudes et humides. Indépendamment du climat, prenez des mesures de protection si vous vivez ou si vous vous rendez dans une zone où il y a des cas de COVID-19. Le meilleur moyen de se protéger contre l'infection est de se laver souvent les mains. Le lavage des mains élimine les virus qui pourraient s'y trouver et évite qu'on ne soit contaminé en se touchant les yeux, le nez ou la bouche.
Grâce à une initiative 100% marocaine, des chercheurs ont démontré l’effet néfaste de l’obésité, des maladies cardiovasculaires et de la consommation du tabac sur les patients Covid-19. Le temps de guérison est plus rapide chez les moins de 65 ans et les non-fumeurs. Détails.
Les décisions relatives à la gestion de la crise sanitaire doivent être prises sur la base de données scientifiques propres à la réalité du Maroc, plaide Jaâfar Heikel, épidémiologiste et expert en économie de la santé, qui a pris part à une étude collective d’observation clinique des patients atteints du Covid-19 au Maroc et de l’évolution de leur état de santé pendant la maladie afin d’en tirer des conclusions scientifiques probantes. Il s’agit de la deuxième étude de ce genre après celle qui concernait la perte d’odorat et du goût, nous explique M. Heikel.
Effectuée sur 108 patients positifs, choisis sur la base d’une sélection épidémiologique, cette étude tente de scruter les facteurs qui impactent la létalité et les formes graves du Covid-19. Il s’agit d’étudier l’effet des facteurs comme l’âge, la consommation du tabac et les comorbidités telles que les maladies cardiovasculaires sur la gravité de la maladie. En somme, parmi les 108 patients positifs au Covid-19 ayant participé à l’étude clinique, 4,6% ont été transférés en réanimation, 16,7% ont été guéris après plus de 15 jours tandis que 78,7% étaient guéris en moins de 15 jours. Selon les résultats de l’observation clinique, il s’est avéré que l’obésité, l’âge avancé (plus de 65 ans) et les antécédents du tabagisme risquent de précipiter les formes graves et de facto l’admission en réanimation. « Tous les patients transférés aux unités de soins intensifs étaient des fumeurs, sachant que la majorité des patients guéris en moins de 15 jours (92,9 %) ne l’étaient pas. Ceci dit, le temps de guérison minimal chez les patients est plus prompt chez les moins âgés et les personnes non-fumeuses. « Le pourcentage de patients dont le délai de guérison était moins de 15 jours était significativement plus élevé chez les moins de 65 ans », lit-on sur le document, qui indique que 60% des patients transférés aux unités de soins intensifs étaient obèses. L’âge avancé est également un facteur de risque en cas de comorbidité qui peut conduire à l’hospitalisation. Cependant, il se peut que chez les patients jeunes, les paramètres sexe, la masse corporelle et les antécédents de cancer puissent, dans certains cas, exacerber le risque d’aggravation de la pneumonie due au Covid-19, et conduire donc à l’hospitalisation.
Par ailleurs, l’étude s’intéresse également à l’efficacité du protocole thérapeutique adopté par le Maroc. Le constat est clair : la thérapie utilisée par le Royaume (association de l’hydroxychloroquine et l’azithromycine) a prouvé son efficacité. En effet 98,1% des participants, (soit 106 sur 108) ont été traités avec hydroxychloroquine + azithromycine. Seuls 25% d’entre eux ont présenté des effets indésirables médicamenteux. Ceci dit, ce remède, qui a fait couler beaucoup d’encre depuis son annonce en 2020, fait ses preuves, selon le document qui s’appuie sur plusieurs études effectuées à l’échelle mondiale, pour corroborer ce constat. Toutefois, l’hydroxy-chloroquine ne peut être aussi efficace qu’espéré (c’est-à-dire être en capacité de baisser la charge virale) que si elle est prise dès l’apparition des premiers symptômes de la maladie. En cas de retard, le traitement devient moins efficace et peut-être inutile, au fur et à mesure que le temps passe. De plus, l’ajout de la vitamine C et le Zinc permet de réduire la durée de la guérison. Les résultats ont montré que celle-ci dure moins de 15 jours dans la majorité des cas. L’étude explique que la combinaison de zinc avec de faibles doses du pyrithione permet également de réduire la charge virale et la réplication du Sars-Cov-2.
Rappelons que cette étude a été menée à la clinique VINCI à Casablanca sur les patients Covid-19, en partenariat avec l’équipe de recherche en santé maternelle et infantile de la Faculté de médecine et de pharmacie, l’Université Mohammed V, Rabat ainsi que le ministère de la Santé et le Centre national de Recherche scientifique et technique. La collecte des données a été effectuée à l’aide d’un questionnaire élaboré par le personnel médical pour les 108 patients diagnostiqués. C’est une initiative importante destinée à fournir une base de données authentiquement marocaine sur l’évolution de la pandémie. De quoi aider les autorités sanitaires à prendre des décisions adaptées à la réalité du terrain, sachant que le Comité scientifique se base souvent sur les études internationales pour livrer ses recommandations à la fois quand il s’agit de la vaccination que du traitement contre la Covid-19.
Anass Machloukh
Dans le contexte épidémiologique actuel et l'afflux important de patients présentant une atteinte respiratoire grave liée au SARS-CoV-2 (COVID-19), il est nécessaire de disposer d'outils de formation accélérée à la prise en charge de la défaillance respiratoire chez ces patients afin de rendre opérationnel un maximum de professionnels de santé.
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