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Qu'est-ce qu'un coronavirus ?
Les coronavirus forment une vaste famille de virus qui peuvent être pathogènes chez l'homme et chez l'animal. On sait que, chez l'être humain, plusieurs coronavirus peuvent entraîner des infections respiratoires dont les manifestations vont du simple rhume à des maladies plus graves comme le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Le dernier coronavirus qui a été découvert est responsable de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).
Le virus de la COVID-19 peut se transmettre sous les climats chauds et humides
D'après les données dont on dispose jusqu'à présent, le virus de la COVID-19 peut se transmettre dans TOUTES LES RÉGIONS, y compris les zones chaudes et humides. Indépendamment du climat, prenez des mesures de protection si vous vivez ou si vous vous rendez dans une zone où il y a des cas de COVID-19. Le meilleur moyen de se protéger contre l'infection est de se laver souvent les mains. Le lavage des mains élimine les virus qui pourraient s'y trouver et évite qu'on ne soit contaminé en se touchant les yeux, le nez ou la bouche.
Le nombre de primo-vaccinés est en chute libre depuis maintenant deux semaines. Entre la semaine dernière et celle du 25 octobre, la baisse de personnes ayant été prendre la première dose du vaccin anticovid s’évalue à 93%. Du côté du comité scientifique de la vaccination, cette situation est problématique et risque de retarder l’immunité collective prévue en décembre.
Si l’adoption du pass vaccinal le 21 octobre dernier a précipité la population vers les centres de vaccination contre le covid-19, le phénomène n’a pas fait long feu. Entre la semaine du 25 octobre et la semaine dernière, les primovaccinés ont chuté de 93%, passant de 471.499 à 35.185.
Tableau sur l’évolution de la primo-vaccination anticovid au Maroc ces trois dernières semaines :
25 - 31 octobre | 1er - 7 novembre | 8 - 14 novembre |
471.499 | 79.583 | 35.185 |
- 83% | - 56% |
Du côté du comité scientifique de la vaccination, cette situation est problématique et risque de retarder l’immunité collective prévue en décembre. « Les pays qui vivent actuellement une nouvelle vague et s’en sortent sont les pays qui ont le taux de vaccination le plus important. La Grande-Bretagne enregistre 800 décès par semaine, contre 2.000 lors d’une vague précédant la vaccination. Idem en France qui compte 1.200 personnes en réanimation pour 7.500 lits de disponibles », compare Dr. Saïd Afif, membre du comité.
« Au Maroc, nous avons 5.500 lits de réanimation et encore 4,5 millions de personnes non-vaccinées. Si il y a une vague, et parmi ces quatre millions il y des personnes vulnérables, les hôpitaux se rempliront rapidement et cela signifiera qu’on reviendra à des mesures plus strictes », scénarise l’expert qui reconnaît que pour le moment le taux de remplissage des services de réanimation au Maroc « est plus que bon ».
La propension de vaccinés et de non-vaccinés parmi les personnes reçues en réanimation au Maroc n’est pas connue. « Actuellement, nous n’avons pas ce chiffre au Maroc, mais de ce que l’on sait des responsables en réanimation au niveau de l’ASA (America Society of Anesthesiologists, ndlr), la plupart disent que ceux qui arrivent en réanimation sont ceux qui ne sont pas vaccinés et qui ont des pathologies chroniques ».
« Pour qu’on reste plus que bons, il faut que les gens respectent les mesures barrières et aillent se faire vacciner, ce qui n’est pas le cas maintenant. Le virus ne circule pas pour le moment, mais le but est de se prémunir [d’une éventuelle vague] en décembre que tout le monde redoute ». A ce titre, le spécialiste cite « les mauvais élèves » tels que « la Russie, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie qui enregistrent un taux de couverture vaccinale de 30%, avec pour la Russie plus de 1.000 décès par jour et des services de réanimation complets ».
Cette baisse s’explique-t-elle par l’accumulation des mesures (pass vaccinal, troisième dose…) qui aurait finalement pu décourager la population ? Selon Dr. Tayeb Hamdi, médecin généraliste et chercheur en politique de santé, ce phénomène s’explique par plusieurs raisons. « La vaccination suit un peu la même évolution que la pandémie. Au début, les gens ont peur et se protègent, ils vont aller se vacciner, et après, ils se relâchent », nous dit-il.
« Deuxièmement, les antivax, qui sont une minorité, pour se défendre du pass vaccinal, ont mobilisé tous les moyens pour semer le doute et la méfiance dans l’esprit des Marocains non-vaccinés et même vaccinés », poursuit l’expert qui souligne que « le nombre de fake news sur les décès, les paralysies, etc. liés au vaccin anticovid se sont multipliées ces trois dernières semaines alors qu’on a vacciné 24 millions de Marocains sans voir ce déluge de désinformation ».
En troisième raison, Dr. Hamdi invoque la mauvaise perception du message du gouvernement par la population, en particulier au niveau de l’application du pass vaccinal. « On ne peut pas demander à des gens un pass vaccinal pour aller au travail le 21 octobre alors que ce n’est que début novembre qu’on édite une circulaire sur la manière d’obtenir une attestation d’exemption de vaccination », raisonne-t-il. « Le gouvernement a compris qu’il devait être plus souple, et c’est dans cette dynamique qu’il a accordé le pass vaccinal dès la première injection. Mais la population ne doit pas interpréter cette souplesse comme un abandon du pass vaccinal », conclut-il.
Dans le contexte épidémiologique actuel et l'afflux important de patients présentant une atteinte respiratoire grave liée au SARS-CoV-2 (COVID-19), il est nécessaire de disposer d'outils de formation accélérée à la prise en charge de la défaillance respiratoire chez ces patients afin de rendre opérationnel un maximum de professionnels de santé.
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