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Qu'est-ce qu'un coronavirus ?
Les coronavirus forment une vaste famille de virus qui peuvent être pathogènes chez l'homme et chez l'animal. On sait que, chez l'être humain, plusieurs coronavirus peuvent entraîner des infections respiratoires dont les manifestations vont du simple rhume à des maladies plus graves comme le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Le dernier coronavirus qui a été découvert est responsable de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).
Le virus de la COVID-19 peut se transmettre sous les climats chauds et humides
D'après les données dont on dispose jusqu'à présent, le virus de la COVID-19 peut se transmettre dans TOUTES LES RÉGIONS, y compris les zones chaudes et humides. Indépendamment du climat, prenez des mesures de protection si vous vivez ou si vous vous rendez dans une zone où il y a des cas de COVID-19. Le meilleur moyen de se protéger contre l'infection est de se laver souvent les mains. Le lavage des mains élimine les virus qui pourraient s'y trouver et évite qu'on ne soit contaminé en se touchant les yeux, le nez ou la bouche.
Des épidémiologistes, immunologistes et préventologues s'accordent à mettre en avant l'impératif d'élaborer une nouvelle stratégie de communication afin d'inciter les citoyens à se faire vacciner contre la Covid-19.
Le professeur Abderrazak Bouamra, spécialiste et chef de service épidémiologique à l'hôpital de Tipaza a estimé, dans une déclaration à l'APS, que le ministère de la Santé était appelé à dévoiler les raisons qui se cachent derrière la réticence des citoyens face à la vaccination, et à prendre les mesures nécessaires pour gagner leur confiance et les encourager à se faire vacciner, d'autant plus que les doses sont disponibles.
Certaines parties infirment l'éventualité d'une quatrième vague du Covid-19 «sans avancer de données exactes», a-t-il déploré, citant pourtant plusieurs pays occidentaux qui subissent une cinquième vague, certes «peu dangereuse après avoir vacciné plus de 50% des citoyens».
Il faudra «prendre des mesures urgentes» au profit des catégories ciblées, les invitant à se faire vacciner, d'abord pour éviter les grands risques en cas de quatrième vague, ensuite pour ne pas revivre «la pression qu'ont connue les hôpitaux et diminuer au maximum le nombre de contaminations et de décès», a-t-il recommandé.
Le cas échant, poursuit Pr. Bouamra, il sera difficile de maitriser la situation épidémiologique si la réticence persiste, notamment avec la grippe saisonnière, deux virus semblables qui «compliqueront davantage la prise en charge des citoyens en cas de nouvelle vague du Covid-19».
L'obligation du pass sanitaire demeure, selon le spécialiste, une option incitant les citoyens à se faire vacciner, invitant vivement le public ciblé, à l'instar des étudiants, des corps constitués, des personnels de la santé et de l'éducation, à affluer vers les structures de santé en cette période afin d'atteindre le taux de 70%.
De son côté, Pr. Kamel Djenouhat, immunologiste et président du conseil scientifique du CHU de Rouiba, a également mis en avant la nécessité de recourir au pass sanitaire pour interrompre la chaine de contamination, assurer une large protection des individus et prévenir d'un éventuel rebond de la pandémie.
L'hésitation constatée chez de nombreux citoyens face à la vaccination est «un comportement irresponsable qui exposerait la société à d'autres vagues encore plus dangereuses», a-t-il martelé.
Baisse du taux de contamination et de mortalité : un indicateur du déclin de la pandémie
Invité à commenter le recul des cas de contaminations (-100) et de décès (-5) ces dernières semaines, il a indiqué qu'il s'agit «du début de la fin du virus», appelant, dans ce cadre, à la vigilance, de mise face à un virus qui circule toujours.
Pour lui, les personnes ayant attrapé la covid-19 et qui refusent le vaccin au motif d'une immunité qu'ils auraient eu suite à leur contamination, commettent «une grave erreur». Le virus circule toujours et les scientifiques n'ont pas encore défini la durée de cette immunité, a-t-il dit.
« Une immunité totale et à long terme n'est pas garantie», même pour les personnes vaccinées après avoir attrapé la maladie, a-t-il encore expliqué.
Soulignant, à cet égard, l'importance d'observer les mesures préventives, notamment le port du masque et la distanciation physique, pour freiner la propagation du virus, Pr Djenouhat a indiqué que ces mesures s'avèrent d'autant plus nécessaires à l'approche de la saison du froid, le risque d'attraper la grippe saisonnière, dont les symptômes sont similaires à ceux du Covid, pouvant, selon lui, «compliquer la campagne de prévention et de prise en charge médicale, en particulier des personnes non vaccinées et des catégories défavorisées». S'exprimant à l'occasion, le président de la société algérienne d'infectiologie, Mohamed Yousfi a mis en garde contre cette « trêve », à savoir la stabilité en termes des cas de contamination et le baisse du taux de mortalité. Dans ce sillage, M. Yousfi n'a pas écarté l'apparition d'une quatrième vague de pandémie, comme ce fut le cas dans certains pays occidentaux. S'agissant du passe sanitaire téléchargeable à travers un portail électronique mis au point par le ministère de la Santé depuis septembre dernier, M. Yousfi a appelé son application à l'instar de nombreux pays qui ont pu maitriser la situation pandémique et améliorer, par la suite, la situation socioéconomique de leurs citoyens.
Le ministre de la Santé avait indiqué, mercredi dernier, que l'affluence sur la vaccination a été mitigée d'une wilaya à une autre, soulignant que le taux de vaccination devrait atteindre plus de 70% dans certaines wilayas notamment à Mascara et Médéa et ce avant le mois de décembre prochain, date butoir fixée par les pouvoirs publics pour atteindre ce taux au niveau national tandis que ce taux dans d'autres wilayas n'a pas dépassé 23%.
R.N.
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