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Qu'est-ce qu'un coronavirus ?
Les coronavirus forment une vaste famille de virus qui peuvent être pathogènes chez l'homme et chez l'animal. On sait que, chez l'être humain, plusieurs coronavirus peuvent entraîner des infections respiratoires dont les manifestations vont du simple rhume à des maladies plus graves comme le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Le dernier coronavirus qui a été découvert est responsable de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).
Le virus de la COVID-19 peut se transmettre sous les climats chauds et humides
D'après les données dont on dispose jusqu'à présent, le virus de la COVID-19 peut se transmettre dans TOUTES LES RÉGIONS, y compris les zones chaudes et humides. Indépendamment du climat, prenez des mesures de protection si vous vivez ou si vous vous rendez dans une zone où il y a des cas de COVID-19. Le meilleur moyen de se protéger contre l'infection est de se laver souvent les mains. Le lavage des mains élimine les virus qui pourraient s'y trouver et évite qu'on ne soit contaminé en se touchant les yeux, le nez ou la bouche.
La situation sanitaire de la pandémie du Covid-19 en Algérie est sérieuse mais elle est aisément surmontable avec la volonté des uns et des autres. C’est ce qu’a souligné à El Moudjahid le Dr Mohamed Bekkat Berkani, membre de la Commission scientifique pour le suivi de l’évolution de la pandémie de coronavirus. «Le nombre des nouveaux cas de malades enregistrés chaque jour veut dire que le virus circule de façon importante. On n’arrive pas à diminuer le nombre des contaminations diagnostiquées par PCR», a-t-il regretté, ajoutant que depuis le début de ramadhan, il y a eu une tendance à l’augmentation. Selon notre le président de l’Ordre des médecins, cette hausse semble liée à la levée d’un certain nombre de restrictions telle l’ouverture de certains commerces sur demande de l’association des commerçants.
« On a pris la décision de revenir sur cette ouverture. Le Chef de l’Etat a bien précisé qu’il privilégie la santé du citoyen avant toute autre considération, économique, notamment » a-t-il noté, estimant que cette décision va permettre de faire balancer la tendance vers le bas concernant le nombre des cas. Il a souligné qu’il y a eu trop de promiscuité et de friction dans les commerces qui ne sont pas nécessaires. Le Dr Bekkat a précisé que la situation actuelle de la pandémie du Coronavirus est stable dans la mesure où le critère le plus important qui est le nombre de décès est en baisse.
Une vingtaine de malades en réanimation
Le Dr Bekkat a confirmé la baisse du nombre de cas graves, soit les malades en réanimation et révélé que seuls une vingtaine de malades se trouvent actuellement en réanimation. Plus explicite, il expliquera la baisse du nombre des décès en Algérie est dû au diagnostic précoce.
« Le diagnostic n’est plus centralisé et il se fait désormais dans les succursales de l’Institut Pasteur et dans un certain nombre de CHU à travers le pays ainsi que dans des laboratoires privés qui vont commencer à le faire », s’est-il félicité, ajoutant que cette baisse est due, également, à la prise en charge très tôt de tous les malades qui sont diagnostiqués par test biologique ou par la radiologie. Ainsi, il a fait savoir que les malades qui présentent des signes et des symptômes du coronavirus sont soumis au traitement très tôt. «Le traitement avec l’Azithromycine donne de très bon résultats, ce qui explique la baisse du nombre des cas graves comparé à d’autres pays», a noté le membre de la commission scientifique de suivi de l’épidémie, qui salue les hautes autorités du pays pour avoir joué leur rôle dans la gestion médicale.
«Il a été décidé d’abord de prendre des mesures radicales à travers l’arrêt des transports, la suspension des rassemblements, le confinement total de la wilaya de Blida pour essayer de la circonscrire l’épidémie.
Il y a aussi l’instauration du confinement partiel dans les autres wilayas. Tout cela prouve que les autorités ont été à la hauteur. Le personnel soignant a, également joué son rôle et c’est aux citoyens de bien se comporter», a-t-il considéré, relevant l’intérêt de susciter la responsabilité individuelle et collective.
Le Dr Bekkat a regretté le fait que la population ne prend pas au sérieux les mesures de protection contre le Covid-19 malgré les actions de sensibilisation. « C’est pourquoi d’ailleurs, les autorités ont pris leur responsabilité en procédant à la fermeture des commerces, quelques jours seulement après leur réouverture. Maintenant, il faudrait que la population ait conscience de l’importance de respecter les mesures de prévention et le port de bavettes qui est essentiel.
C’est ce genres de mesures barrières individuelles et collectives qui nous protègeront», a-t-il soutenu, appelant à cette occasion les Algériens à prendre conscience de la situation sanitaire. A ce propos, notre interlocuteur a relevé l’importance pour la société civile, les élus locaux et les partis politiques de donner de la voix pour sensibiliser davantage les citoyens. Il a mis l’accent sur la politique qui vise à garantir l’accès aux soins de santé pour tous les Algériens et de privilégier la santé avant l’économie. « C’est d’une importance capitale. Certains grands pays du monde ont opté pour l’économie, alors qu’ils continuent à enregistrer des milliers de nouveaux cas et de nombreux décès dus au coronavirus. Chez nous, nous tenons plutôt à la préservation de la santé de nos concitoyens», a expliqué le Dr Bekkat.
Aucun pays n’a la recette du déconfinement
S’agissant du déconfinement, le membre de la Commission scientifique pour le suivi de l’évolution de la pandémie de Covid-19 dira qu’il faut qu’il se fasse progressivement et par étapes. « Nous avons tenté le coup avec l’allègement au profit de certains commerces et on a vu ce qu’a donné comme résultats. Certainement il doit y avoir un rapport avec l’augmentation du nombre de nouveaux cas enregistrés », a-t-il dit, assurant qu’aucun pays du monde n’a la recette du déconfinement. « C’est en fonction de chaque nation et de ses possibilités. Plusieurs facteurs sont pris en considération par les décideurs et le facteur santé est le plus important chez nous », a-t-il affirmé.
our le président de l’Ordre des médecins, cette pandémie mondiale a montré les faiblesses des systèmes de santé. «En Algérie, il y a une volonté politique à haut niveau pour réformer le système de santé. Pour preuve, les décisions prises récemment par le président de la République au profit des praticiens de la santé, dont l'abrogation du service civil pour les médecins spécialistes et des mesures incitatives pour l'exercice de la profession dans les wilayas du Sud», s’est-il réjouit. Concernant la période post-Covid, il dira que les hôpitaux et le personnel soignant seront confrontés au nombre de nouveaux cas de cancer qui n’ont pas été diagnostiqués pendant la pandémie et aux pathologies chroniques. « Ce qui nécessite de consentir davantage d’efforts pour optimiser leurs prises en charge», a souligné le Dr Bekkat.
Kamélia Hadjib
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