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Tenez-vous au courant des dernières informations sur la flambée de COVID-19, disponibles sur le site Web de l'OMS et auprès des autorités de santé publique nationales et locales.
Qu'est-ce qu'un coronavirus ?
Les coronavirus forment une vaste famille de virus qui peuvent être pathogènes chez l'homme et chez l'animal. On sait que, chez l'être humain, plusieurs coronavirus peuvent entraîner des infections respiratoires dont les manifestations vont du simple rhume à des maladies plus graves comme le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Le dernier coronavirus qui a été découvert est responsable de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).
Le virus de la COVID-19 peut se transmettre sous les climats chauds et humides
D'après les données dont on dispose jusqu'à présent, le virus de la COVID-19 peut se transmettre dans TOUTES LES RÉGIONS, y compris les zones chaudes et humides. Indépendamment du climat, prenez des mesures de protection si vous vivez ou si vous vous rendez dans une zone où il y a des cas de COVID-19. Le meilleur moyen de se protéger contre l'infection est de se laver souvent les mains. Le lavage des mains élimine les virus qui pourraient s'y trouver et évite qu'on ne soit contaminé en se touchant les yeux, le nez ou la bouche.
Pr Abdelaziz Aichane, spécialiste en pneumologie et ancien chef de service des maladies respiratoires à l’hôpital 20 Août
Eternuements, toux sèche, les plus inquiets, même s’ils souffrent habituellement de rhinite allergique, vont penser à des symptômes liés au Covid-19. Pr Abdelaziz Aichane, spécialiste des maladies respiratoires, apporte son éclairage sur la question.
ALM : Quels sont les principaux symptômes de la rhinite allergique ?
Pr Abdelaziz Aichane : Les principaux symptômes de la rhinite allergique se reconnaissent par des éternuements, par le prurit nasal, l’obstruction nasale et puis parfois la perte de l’odorat. Les éternuements à répétition peuvent même être accompagnés par un prurit oculaire qui décrit bien la rhinite allergique printanière. Elle est due essentiellement au pollen et d’olivier aussi bien à Marrakech, Agadir, Tétouan, Meknès, etc. Ces symptômes ne sont pas accompagnés de fièvre.
Avez-vous reçu dans votre cabinet des personnes suspectes depuis le début de la pandémie ?
Non. Je n’ai pas eu de patients atteints de Covid-19. J’ai reçu beaucoup de patients atteints de rhinite, accompagnée même parfois de fièvre liée à une grippe saisonnière sans rapport avec le Covid-19. Certains patients avaient une fièvre à 38°C, des éternuements avec une toux sèche mais qui n’était pas pénible. Je dirais une toux simple. Et avec une prescription de paracétamol et de repos, les choses se sont vite rétablies. Le repos étant essentiel devant ces rhinites qui n’ont pas du tout de rapport avec le Covid-19. J’ai eu un seul malade qui était suspect car il revenait d’Italie mais la radio a détecté une pneumonie sans aucune caractéristique avec les symptômes engendrés par le virus Covid-19. Et dans ce cas aussi l’antibiothérapie a permis sa guérison.
Certaines personnes angoissées cèdent, très vite, à la panique en confondant entre rhinite allergique et virale Covid-19… Quelles sont les distinctions à faire ?
Alors justement la rhinite Covid-19 se décrit par des éternuements, une obstruction nasale dans un contexte, cette fois-ci fébrile. La température se situe, généralement, à 38°C voire 39°C et, rapidement, cet état se complique avec un excès de toux. Et c’est comme cela que je définis -si j’ose dire- la rhinite Covid-19 car quand le virus rentre par le nez, il ne tarde pas à passer dans les bronches. C’est au niveau du poumon que la toux se manifeste de manière très pénible. C’est très important de la différencier car certains de mes malades étaient persuadés, en effet, d’avoir une rhinite en rapport avec le Covid-19 alors qu’il s’agissait d’une rhinite allergique. L’absence de toux et de fièvre l’atteste. Les personnes positives aux acariens et les asthmatiques aussi sont sujets à des manifestations de rhinites sans aucun lien avec le Covid-19. En définitive, pour différencier entre les deux types de rhinites, celle liée au Covid-19 se manifeste avec de la fièvre, accompagnée d’une rhinite très importante, de toux, d’éternuements à répétition, de myalgie et de détérioration de l’état général.
Les personnes asthmatiques sont-elles plus vulnérables au Covid-19 que les autres ?
Les personnes asthmatiques bien contrôlées ne sont pas plus vulnérables au virus Covid-19 que les autres. Maintenant, il faut bien contrôler l’asthme. Le malade doit prendre son traitement de fond de façon très régulière bien sûr parce que quand on arrête un traitement de fond surtout au cours de cette pandémie, les malades vont rechuter. Ils vont faire des exacerbations d’asthme. Dans ce cas précis, la prescription de corticoïdes par voie orale, le plus fréquemment utilisée, peut engendrer une diminution de l’immunité. A ce stade, en effet, ces malades qui avaient arrêté leur traitement vont être plus vulnérables au Covid-19 que les personnes saines.
J’attire donc l’attention sur les personnes asthmatiques qui doivent prendre leur traitement de fond de manière régulière. Car un asthme contrôlé n’est pas vulnérable au Covid-19.
Les personnes qui sont sujettes aux rhinites allergiques risquent-elles de la voir s’aggraver à cause du confinement ?
Oui effectivement, le confinement impose de rester à la maison 24h/24h. Je vous laisse donc imaginer l’état de la personne allergique aux acariens… Elle va sentir plus d’acariens et la rhinite risque de s’aggraver encore plus. C’est pour ça qu’il faut aérer les chambres des enfants, l’appartement d’une manière générale, au moins une heure, le matin et une heure, l’après-midi de telle sorte que les acariens sortent. Il faut faire le grand ménage. Et il faut prendre son traitement de fond pour la rhinite allergique. Il faut aussi diminuer l’utilisation de détergents car j’ai remarqué que les femmes qui usent, à outrance, ces produits d’entretien ménagers, surtout l’eau de javel, voient leur état s’aggraver si elles souffrent de rhinite allergique. Au-delà, elles auront de l’eczéma. Les produits détergents déteignent, par ailleurs, sur la respiration. Des personnes ont développé justement de l’asthme à cause de l’excès d’utilisation de tels produits.
Si oui et s’agissant d’une mesure passagère mais obligatoire, quels seraient les gestes complémentaires, en plus, du traitement thérapeutique de fond ?
Je conseille beaucoup à mes patients, notamment ceux qui sont asthmatiques, de pratiquer un sport chez eux. On n’est pas obligé d’avoir une bicyclette à la maison ou un tapis roulant. Il suffit de faire de l’exercice gestuel tel que le yoga. Les gens peuvent rentrer sur les sites de sport sur Internet et suivre des cours à la maison. C’est très important car ça aide à l’équilibre psychique. Le confinement peut, en effet, entraîner chez certaines personnes fragiles un stress. J’ai remarqué cet état, surtout chez les enfants et chez les femmes. Il ne faut donc pas paniquer. C’est une pandémie qui va disparaître bientôt, mais il faut faire du sport car ça déstresse. Le conseil est valable aussi bien pour les grands que les petits.
Dans le contexte épidémiologique actuel et l'afflux important de patients présentant une atteinte respiratoire grave liée au SARS-CoV-2 (COVID-19), il est nécessaire de disposer d'outils de formation accélérée à la prise en charge de la défaillance respiratoire chez ces patients afin de rendre opérationnel un maximum de professionnels de santé.
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