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Tenez-vous au courant des dernières informations sur la flambée de COVID-19, disponibles sur le site Web de l'OMS et auprès des autorités de santé publique nationales et locales.
Qu'est-ce qu'un coronavirus ?
Les coronavirus forment une vaste famille de virus qui peuvent être pathogènes chez l'homme et chez l'animal. On sait que, chez l'être humain, plusieurs coronavirus peuvent entraîner des infections respiratoires dont les manifestations vont du simple rhume à des maladies plus graves comme le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Le dernier coronavirus qui a été découvert est responsable de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).
Le virus de la COVID-19 peut se transmettre sous les climats chauds et humides
D'après les données dont on dispose jusqu'à présent, le virus de la COVID-19 peut se transmettre dans TOUTES LES RÉGIONS, y compris les zones chaudes et humides. Indépendamment du climat, prenez des mesures de protection si vous vivez ou si vous vous rendez dans une zone où il y a des cas de COVID-19. Le meilleur moyen de se protéger contre l'infection est de se laver souvent les mains. Le lavage des mains élimine les virus qui pourraient s'y trouver et évite qu'on ne soit contaminé en se touchant les yeux, le nez ou la bouche.
Les personnes âgées (PA), en particulier après 70 ans, constituent la population la plus vulnérable face au coronavirus. Leur protection est donc une priorité absolue et elle comporte un double défi : respecter absolument le confinement et maintenir au maximum les capacités musculaires par l’exercice physique. Il faut ainsi combattre l’inactivité physique, la sédentarité et le stress qui peuvent conduire à un désengagement de la PA dans ses besoins quotidiens et l’entraîner dans une spirale délétère : sous-alimentation, diminution de la masse musculaire et des capacités cardio-respiratoires, aggravation des pathologies existantes, dépression, perte d’autonomie…
Avoir une bonne hygiène de vie et entretenir sa santé au cours de ce confinement est primordial non seulement pour affronter la contagion et éventuellement la maladie mais aussi pour éviter un affaiblissement durable et périlleux de la santé générale.
Une alimentation suffisante
Le seuil de la perception de la faim et de la soif s’émoussant avec l’âge, les PA ont tendance à diminuer leurs apports en aliments et en boissons, alors que leurs besoins énergétiques sont peu inférieurs à ceux de l’adulte jeune : 2000 kilocalories par jour pour l’homme et 1800 kcal/j pour la femme contre respectivement 2800 et 2200 à 30 ans.
Pour éviter la fonte musculaire, l’apport nutritionnel en protéines animales surtout (viandes, poissons) et aussi végétales (lentilles, pois chiches, pois cassés, dattes et figues séchées, céréales…), doit même être supérieur à celui de l’adulte jeune et représenter 12 à 15% des apports énergétiques journaliers. Les besoins en eau de boisson sont aussi toujours plus élevés chez la PA que l’adulte jeune (1,7 l/j contre 1,5l/j) à cause d’une élimination urinaire plus forte.
Une activité physique dynamique
Une pratique physique, même dans un espace restreint, est indispensable car la force des muscles des PA baisse rapidement en l’absence de mobilité. Il s’agit notamment de réaliser plusieurs fois par jour de petits exercices de gymnastique mobilisant en particulier les bras et les jambes (30 mn par jour si possible) et de se lever toutes les heures pour marcher.
Une gestion de l’angoisse
La situation anxiogène actuelle provoque évidemment un sentiment d’angoisse chez beaucoup de PA, avec des risques d’hypertension, de hausse de la glycémie, de dépression. Garder des liens étroits avec l’entourage, même à distance est primordial, pour faire baisser ce stress. La PA doit aussi se mobiliser pour entretenir son moral par tous les moyens de distraction possibles.
Une poursuite des traitements en cours
Les personnes âgées doivent continuer leurs traitements existants et même ceux qui diminuent les capacités du système immunitaire pour ne pas déstabiliser la maladie sous jacente. Il faut demander conseil au médecin traitant pour leurs adaptations éventuelles. L’automédication ou la surconsommation est par contre à prohiber en cette période.
Dr Khadija Moussayer
Spécialiste en médecine interne et en gériatrie et présidente de l’Association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS).
Dans le contexte épidémiologique actuel et l'afflux important de patients présentant une atteinte respiratoire grave liée au SARS-CoV-2 (COVID-19), il est nécessaire de disposer d'outils de formation accélérée à la prise en charge de la défaillance respiratoire chez ces patients afin de rendre opérationnel un maximum de professionnels de santé.
C'est tout l'objet de ce cours qui se présente sous forme d'un « mini MOOC » qui nécessite 2 heures d'investissement au maximum. Plus d'informations
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