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Revue de presse

Le Pr Nabil Debzi, spécialiste en hépatologie au CHU Mustapha : «Les nouvelles molécules, un grand espoir pour les malades atteints d’hépatites»

La Tribune | Algérie | 15/11/2009

LA TRIBUNE : Les hépatites virales sont des maladies fréquentes et contagieuses. Pouvez-vous nous faire le point sur la propagation de ces maladies ?

Le professeur Nabil Debzi : Ces maladies posent, à travers le monde, un véritable problème de santé publique. Le virus B (VHB) et le virus C (VHC) engendrent une gravité en raison du passage à la chronicité respectivement 10 % pour le VHB, et 60 à 80% pour le VHC. La chronicité fait le lit de la fibrose, de la cirrhose et du cancer. Notre pays est une zone de moyenne endémicité tant pour le VHB que pour le VHC. Les prévalences respectives sont de 2,15% pour le VHB et entre 1 et 3% pour le VHC.

Comment, selon vous, peut-on freiner cette propagation inquiétante ?

Il s’agit de maladies transmissibles par voie parentérale pour le VHB et le VHC en plus de la transmission sexuelle, surtout pour le VHB. Il faut savoir qu’il y a deux remparts contre la propagation de ces virus, le premier est le contrôle du sang et le deuxième, l’hygiène hospitalière. Pour ce qui est du contrôle du sang, la politique mise en place dans notre pays est satisfaisante. Le sang est contrôlé dans tous les centres de transfusion du pays. S’agissant de l’hygiène hospitalière, je considère qu’il y a une prise de conscience à ce niveau par les professionnels de la santé et par la tutelle. La législation est, certes, parfaite, mais la réalité du terrain est tout autre.

A mon avis, il faut donner des moyens pour appliquer les règles d’hygiène universelle, surtout pour les explorations endoscopiques, l’hémodialyse, la chirurgie et la dentisterie. Ainsi, si les moyens nécessaires sont attribués, il faudra passer à l’application des textes en vigueur et ne pas hésiter à fermer des structures publiques ou privées en cas de manquement aux règles susmentionnées.

Par ailleurs, l’information et la sensibilisation demeurent primordiales pour stopper la propagation de ces virus. Dans ce sens, il est important d’informer que l’hépatite B est une maladie sexuellement transmissible. Aussi, chez les personnes non vaccinées, la protection par le préservatif est obligatoire.

Justement, l’Algérie a intégré sur la liste des vaccinations le vaccin pour l’hépatite B…

Le vaccin anti-hépatite B fait partie du programme national de vaccination depuis le 1er janvier 2003. C’est une avancée indéniable pour l’Algérie. Ce vaccin concerne également les personnes exposées à l’infection : personnel de santé, hémodialysés, immunodéprimés, pratique sexuelle non conventionnelle (partenaires multiples, homosexuels, prostituées). Je tiens à rassurer le grand public : le vaccin est sans danger.

Le risque de sclérose en plaques est une histoire strictement française, ce n’est pas l’avis des hépatologues français, vous pouvez d’ailleurs vous informer sur le site de l’AFEF concernant la position officielle de l’hépatologie en France.

En revanche, pour le VHC, il n’existe pas encore de vaccin. Cependant, le traitement disponible est efficace. Il s’agit d’une association d’interféron pégylé et ribavirine. Il faut savoir toutefois que, dans notre pays, c’est le virus de génotype 1 qui est prédominant. C’est aussi le plus difficile à traiter. La guérison attendue est de 40% des cas ; pour cela un grand espoir est fondé sur l’arrivée des nouvelles molécules anti-protéases et anti-polymérases.

Quels sont les nouveaux traitements pour lutter contre les hépatites ?

Les nouvelles molécules sont en phase d’essai thérapeutique assez avancée. Elles seront probablement commercialisées fin 2010 ou 2011. Deux protocoles d’études remarquables ont été publiés au congrès de l’AASLD de Boston. Ainsi, l’étude du professeur Patrick Marcellin (hôpital Beaujon France) a montré que l’association du Télaprévir, une anti-protéase, au traitement de référence interféron pégylé et ribavirine pouvait entraîner des réponses virologiques spectaculaires et surtout avec une bonne tolérance du traitement. La seconde étude présentée par l’Australien Edward Gane a montré que l’association d’une anti-protéase et d’une anti-polymérase entraînait des réponses virologiques aussi spectaculaires. Cette étude est originale car les deux médicaments ne sont pas associés au traitement de référence. Les deux molécules ont été bien tolérées, ce qui est très important, car, comme vous le savez, le traitement de référence n’est pas dénué d’effets indésirables. L’autre point fort à relever : même chez des patients non répondeurs de génotype 1, des réponses virologiques sont constatées. On peut dire qu’un espoir est né avec les nouvelles molécules. Pour l’hépatite chronique B, les analogues de 2ème génération n’entraînent pas de résistance, moins de 1% à 6 ans avec l’Entécavir disponible en Algérie et 0% de résistance à 3 ans pour le Ténofovir non disponible encore dans notre pays. Contrairement au VHC, en cas d’hépatite B, il n’y a pas de guérison mais une action antivirale forte stoppant l’évolution de la maladie vers la cirrhose et le cancer. L’inconvénient des analogues est la durée du traitement. C’est un traitement au long cours, le plus souvent à vie, ce qui pose le problème du coût.

L’interféron pégylé peut être indiqué dans l’hépatite chronique B, avec une charge virale pas très importante. La réponse est dépendante de l’immunité, contrairement aux analogues et la durée du traitement est définie (une année). Il y a lieu de noter en outre que l’interféron est contre-indiqué en cas de cirrhose. Les analogues sont, en revanche, indiqués dans la cirrhose.

Des études divulguées au congrès de Boston montrent qu’il est possible de libérer le patient du traitement de l’interféron et de la ribavirine, en comptant seulement sur les inhibiteurs–polymérase et les inhibiteurs de protéases, qu’en pensez-vous ?

C’est l’étude du Pr Edward Gane qui l’a révélé. Il s’agit du premier travail qui montre qu’on peut se passer du traitement de référence.
Ce sont des résultats préliminaires mais très prometteurs. Je terminerai avec des paroles d’optimisme et d’espoir pour les millions de malades : l’arrivée des nouveaux traitements a pour objectif d’éradiquer la maladie de notre planète.

Entretien réalisé par Amel Bouakba

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