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Le quotidien d'Oran | Algérie | 01/04/2008
«Le SNPSP n'a pas peur de ces menaces», dira le Dr Bensebaini en révélant le chiffre d'adhérents atteint cette année par le SNPSP qui est de 7.000, soit environ 62% des effectifs du secteur, et qui dépasse de très loin les 20% exigés par la loi. «Notre syndicat est solide, affirme-t-il, et c'est pourquoi il continue ses revendications, surtout en ce moment critique où nous sommes confrontés à l'application d'une grille des salaires pleine d'incohérences, caractérisée par des inégalités flagrantes et dépourvue de toute objectivité». Et pour étayer ses propos, le président du SNPSP évoque la grille des qualifications qui comporte, selon lui, des inégalités criardes au détriment des praticiens de la santé très mal lotis, selon lui, tout en ignorant certaines catégories d'entre eux, notamment les chirurgiens-dentistes et les pharmaciens.
Les points qui constituent la pomme de discorde entre le syndicat et les concepteurs de la nouvelle grille des salaires ont été décortiqués par le Dr Bensebaini, déclarant notamment que son syndicat s'oppose à l'idée de l'administration qui a ramené le chirurgien-dentiste et le pharmacien à la catégorie 13 (Bac 5) alors que dans l'ancienne grille ils étaient à la 18, ne prenant pas en compte le fait que le chirurgien-dentiste, par exemple, exerce une profession spécifique en tant que prescripteur médical légal. Pour le cas du médecin généraliste, le président du SNPSP s'est insurgé contre la grille des qualifications où l'on constate qu'il y a un grand écart entre ce praticien qui a été classé à la catégorie 16, groupe 1, et le titulaire d'un magistère en droit qui a fait quatre années d'études, plus deux années pour le magistère, lequel a été classé hors catégorie, subdivision 3. «C'est une véritable ségrégation qui a été introduite par les concepteurs de cette grille des qualifications qui, apparemment, ignorent tout de la profession du médecin, comme du chirurgien-dentiste et du pharmacien et, d'une façon générale, du praticien de la santé publique, une catégorie de travailleurs qui a un rapport direct et étroit avec la vie ou la mort des gens !», s'est écrié le Dr Bensebaini.
Le président du SNPSP a invoqué aussi le problème des indemnités, du point indiciaire de 45 dinars rejeté par les praticiens parce qu'il a servi de prétexte pour supprimer complètement deux primes très importantes : l'indemnité complémentaire sur le revenu et l'indemnité spécifique globale (ICR et ISG) d'une valeur, à elles deux, de 14.000 dinars ! Aussi bien dans le cadre de la coordination qu'en sa qualité de représentant des praticiens de la santé publique, le SNPSP a demandé que le point indiciaire soit revu à la hausse pour le porter à 80 dinars au moins.
«C'est pour toutes ces raisons, précise le Dr Bensebaini, que les praticiens de la santé publique rejettent la nouvelle grille des salaires». «Je vous informe, dit-il, que la coordination s'est réunie vendredi et compte organiser une conférence de presse le 3 avril à Alger où nous proclamerons notre intention de ne pas cesser la protestation jusqu'à la satisfaction totale de nos revendications légitimes. Nous avons saisi le président de la République par le biais d'une lettre ouverte publiée dans la presse nationale, nous sommes allés au palais du gouvernement pour tenter de rencontrer le chef du gouvernement, nous avons organisé une grève le 15 janvier, 3 jours de débrayage au mois de février, mais sans résultat jusqu'à présent. On continue à nous ignorer.
Toutefois, nous n'arrêterons pas la protestation ! Par ailleurs, nous nous inscrivons en faux contre les déclarations du ministre du Travail faites lors du congrès de l'UGTA lorsqu'il a dit que seul ce syndicat est représentatif des travailleurs. Nous disons, nous, que la coordination nationale, forte de 13 syndicats autonomes, ainsi que l'intersyndicale qui regroupe 8 syndicats, sont les seuls représentants des travailleurs de la fonction publique et que notre syndicat n'a aucune tendance politique. Nous faisons uniquement du social !», conclut le président du SNPSP.
Par A. Mallem
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