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El Moudjahid | Algérie | 18/04/2006
"Maintenant les femmes ont le choix", a réagi le Dr Leslie Ford, qui dirige le département de prévention de l’Institut national du cancer (NCI). "Ce sont de bonnes nouvelles, parce qu’on vous offre le choix sans trop d’effets secondaires." Jusqu’à maintenant, les médecins ne disposaient que du tamoxifène pour réduire les risques de cancer du sein chez les femmes à haut risque.
Le raloxifène est déjà commercialisé par les laboratoires Eli Lilly sous le nom de marque Evista, comme traitement de l’ostéoporose, une autre maladie fréquente après la ménopause. Fort des résultats obtenus chez 20.000 femmes, Lilly envisage maintenant de demander à la FDA l’autorisation de mettre son produit sur le marché en tant que traitement préventif du cancer du sein. Les deux médicaments sont des modulateurs sélectifs des récepteurs aux œstrogènes. Ils agissent comme des œstrogènes dans certains tissus mais aussi comme des anti-œstrogènes dans d’autres.
Les œstrogènes peuvent stimuler certains cancers du sein. En agissant comme un œstrogène dans l’utérus et le sang, le tamoxifène peut entraîner des effets secondaires rares mais importants, notamment l’augmentation du risque de cancer ou de celui d’une thrombose (caillot sanguin). Le raloxifène est une molécule de structure proche du tamoxifène. L’étude du NCI a comparé les deux molécules et découvert que prendre l’une des deux chaque jour pendant cinq ans réduisait de moitié les risques de cancer du sein. Le raloxifène provoque les mêmes effets secondaires que le tamoxifène, mais pas autant : les utilisatrices de raloxifène avaient 36% de cancer de l’utérus et 29% de thrombose en moins, selon le NCI. Elles ont aussi développé moins d’accidents de cataracte.
Pour autant, cette nouvelle étude ne devrait entraîner ni changement chez les femmes en pré-ménopause, ni passage du tamoxifène au raloxifène chez les utilisatrices du premier. La plupart des participantes avaient 4% de chances de faire un cancer du sein dans les cinq ans, du fait du vieillissement, d’un parent proche atteint ou encore parce qu’elles n’avaient pas eu d’enfant ou en avaient eu un tard. En d’autres termes, sur 1.000 femmes en post-ménopause, 40 vont développer un cancer du sein dans les cinq ans sans traitement, et 20 seulement avec traitement.
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