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El Moudjahid | Algérie | 22/03/2006
Sur 13.368 certificats de décès de 12 wilayas, 50 % des décès relèvent des maladies cardio-vasculaires (MCV), a avancé le professeur en s’appuyant sur des statistiques de 2004, aux 7èmes journées de médecine interne, organisées par le secteur sanitaire de Birtraria (Alger).
"Les effets des maladies infectieuses (sida, paludisme, tuberculose) seront moindres sur la santé publique, en comparaison avec ceux des maladies chroniques (cancer, diabète, HTA), qui domineront en Algérie, durant les années à venir", a-t-il soutenu. Les maladies chroniques ne sont pas l’apanage des personnes âgées, mais touchent de plus en plus les plus jeunes, a ajouté le professeur qui a précisé que 50% des personnes décèdent avant 70 ans suite à un AVC (Accident vasculaire cérébral). "Il est de plus courant de voir des sujets jeunes - 50 ans - faire un infarctus du myocarde", a-t-il ajouté. Et dans des proportions presque identiques, elles touchent aussi bien les hommes que les femmes (53% et 47%). Selon ce spécialiste, 80% des maladies chroniques dans le monde se retrouvent dans les pays à revenus faibles ou à revenus intermédiaires. Les pays développés, a-t-il fait remarquer, ont réussi à réduire l’incidence de ces maladies, en mettant en place des systèmes de santé adaptés. Selon les spécialistes, plusieurs facteurs contribuent à l’augmentation de ces maladies dont le traitement très lourd coûte cher au Trésor public. Parmi ces facteurs, figurent notamment l’accroissement démographique, le vieillissement de la population, accouplés à l’augmentation de l’espérance de vie (de 44 ans en 1960/1970, l’Algérien vit plus longtemps, 73 ans en 2005, voire plus) et enfin l’hérédité. Quant aux facteurs de risque, les spécialistes citent entres autres, l’obésité avec une prévalence de surpoids de 44% en Algérie soit près de la moitié de la population, avec une légère prédominance féminine.
Elle est immédiatement suivie par l’obésité androïde (périmètre abdominale), avec 1/3 de la population, "un facteur supplémentaire qui fait courir un risque cardio-vasculaire plus grand au malade", ont-ils souligné. Viennent s’ajouter ensuite, l’hypertension artérielle (HTA) avec un taux de prévalence estimé entre 26% et 35% selon certaines études, soit près de 7 millions d’Algériens sont hypertendus et le diabète (8% à 10% de la population à soit près de 2 millions de diabétiques dont 10% de diabétiques de type 1).
"Le diabète accroit le risque de MCV par trois", ont averti les conférenciers qui révèlent qu’entre 3 et 4 diabétiques, meurent d’une MCV.
Au niveau mondial, il est enregistré annuellement près de 58 millions de décès dont 35 millions de décès dus aux maladies chroniques, soit le double du nombre des maladies infectieuses (sida, tuberculose, paludisme), ont affirmé les mêmes spécialistes.
"Dans les 10 années à venir, les projections fixent à 350 millions de décès dus aux maladies chroniques", ont-ils encore ajouté.
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