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Le jeune indépendant | Algérie | 22/03/2006
La tuberculose, cette maladie dite des pauvres, continue encore de faire des ravages en Algérie, à voir les chiffres alarmants enregistrés. Après avoir rappelé les différentes étapes de l’évolution de cette maladie, le professeur Nafti a rappelé que la tuberculose est une maladie contagieuse. Comme un rhume banal, elle se propage par voie aérienne. Seules les personnes dont les poumons sont atteints peuvent transmettre l’infection. Lorsqu’elles toussent, parlent ou crachent, elles projettent dans l’air les germes de la maladie, appelés bacilles tuberculeux. Il suffit d’en inhaler quelques-uns pour être infecté.
En l’absence de traitement, une personne atteinte de tuberculose évolutive peut en infecter, en moyenne, 10 à 15 autres, en l’espace d’une année. Mais les sujets infectés ne développent pas nécessairement une tuberculose. Il a souligné que la situation est extrêmement préoccupante. Si le nombre de tuberculeux pulmonaires à microscopie positive (TPM+), les plus faciles à diagnostiquer chez nous, présentent une forme de la maladie assez «modérée», il n’en est pas de même pour les tuberculoses extra-pulmonaires, qui touchent de plus en plus de personnes.
Il a indiqué que les wilayas d’Oran, de Sidi Bel Abbès, de Blida, de Tlemcen, de Relizane et de Tindouf sont les plus touchées par ces tuberculoses pulmonaires. Nafti a dénoncé la formation déficiente des praticiens et le manque de journées de formation et d’information à leur profit. Il a demandé à ce qu’il soit mis l’accent sur le recyclage du personnel, qu’il convient de motiver sous différentes formes.
Abordant le volet ayant trait au médicament, le professeur Nafti a signalé que l’approvisionnement en traitements thérapeutiques s’est amélioré, depuis l’année dernière. Il a toutefois signalé que les ruptures de stocks de médicaments perdurent, alors que «nous devrions disposer d’un stock de sécurité de 6 à 12 mois», a-t-il précisé. Il a rappelé que le lancement du programme national de lutte contre la tuberculose, entamé il y a six ans, n’a pas atteint ses objectifs. «Force est de constater que le défi de réduire de moitié le nombre actuel de cas de tuberculose et des décès d’ici à 2015 est quelque peu hypothéqué», a-t-il laissé entendre.
Pour cette année, l’OMS a retenu comme thème de la journée mondiale : «Agir pour la vie. Vers un monde sans tuberculose». L’objectif de cette journée vise à faire naître un soutien en faveur de la lutte antituberculeuse. Mobiliser les communautés, sensibiliser le grand public à la maladie, encourager les gouvernements et les donateurs à investir dans la lutte antituberculeuse et prôner un engagement plus ferme, sont autant d’axes à même de placer la tuberculose au centre des préoccupations mondiales, dans l’espoir de l’éliminer d’ici à 2050. Chaque année, on compte huit millions de nouveaux cas dans le monde et trois millions de morts. Les experts estiment que d’ici à 2020, 88 millions de personnes seront atteintes de la tuberculose.
Amina Azoune
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