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El Moudjahid | Algérie | 05/03/2006
"L’opération, première du genre en Algérie,
a prouvé son efficacité et a donné des résultats
encourageants en dépit de l’insuffisance des moyens matériels
et humains", a affirmé M. Omar Berradjouane, directeur du secteur
sanitaire de Birtraria, dans un entretien à l’APS.
La mise en place de cette assistance médicale à domicile répond
à plusieurs motifs, a-t-il expliqué.
Selon ce responsable, le HAD va réduire les visites quotidiennes, fastidieuses,
à des malades graves, âgés et habitant loin des centres
hospitaliers, comme elle permet aussi de réduire "le stress psychique"
lié à l’hospitalisation aussi bien pour le malade que pour
sa famille et d’éviter par la même le risque des nosocomies
(virus/microbes).
"Se retrouver dans son environnement habituel avec la même garantie
de qualité de soins qu’à l’hôpital peut aider
à la guérison rapide", a-t-il dit.
L’opération concerne les patients nécessitant des traitements
longs (pour des maladies chroniques lourdes) et un séjour hospitalier
très long, ce qui réduit les capacités d’accueil
de ces services les pénalisant sur le plan statistique que sur le plan
de la rentabilité, a-t-il encore ajouté.
"Beaucoup de malades, généralement âgés et aux
conditions socio-économiques défavorables, sont des habitués
du service de médecine interne, développant une hospitalisation
coûteuse puisqu’ils sont régulièrement ré-hospitalisés
avec un délai moyen de 15 jours après leur sortie du service",
a-t-il affirmé.
Or, le HAD a pour missions d’écourter ou d’éviter
une hospitalisation ou une ré-hospitalisation, éduquer le patient
et son entourage et prévenir toute aggravation de l’état
du patient, selon M. Berradjouane.
Perçue favorablement par les patients et leur entourage familial, l’hospitalisation
à domicile reste toutefois un choix du patient et de ses proches. Elle
n’est nullement imposée. Elle est proposée avec l’accord
du médecin traitant quand elle est médicalement possible, humainement
et socialement préférable, a-t-il dit.
Pour rappel, le choix ne dépend pas de circonstances économiques
puisque l’hospitalisation à domicile n’entraîne aucune
charge supplémentaire pour le patient.
La prescription s’effectue pour une durée de 1 à 20 jours
reconductibles et c’est au médecin prescripteur d’établir
le protocole de soins.
L’hospitalisation à domicile se fait après évaluation
des besoins nécessaires (aide ménagère, matériel,
soins, infirmiers...). Le malade poursuit ses soins chez lui avec l’assistance
d’équipes médicales et paramédicales qui, comme à
l’hôpital, assurent sa surveillance 24 heures sur 24.
De son côté, le Pr. Brouri Mansouri, chef de service de médecine
interne à Birtraria, a insisté sur les avantages de cette opération
qui permet, selon lui, de réduire la pression sur l’hôpital.
Après une existence de près d’une décennie, il se
montre néanmoins insatisfait des résultats obtenus jugés
"en deçà des attentes et objectifs tracés".
Il ne baisse pas pour autant les bras et compte élargir le rayon d’activité
de l’unité d’HAD, dont il est l’initiateur, à
toute la circonscription de Bouzaréah.
En parallèle, il compte diversifier la palette des bénéficiaires
aux handicapés, les personnes âgées, la femme enceinte en
leur procurant un ensemble de soins et services aussi bien médicaux que
sociaux (ménages, notamment). Le Dr. Kamel Kadri a, pour sa part, estimé
que le manque de moyens matériels notamment de communication (téléphone
mobile,...), "pénalise lourdement le travail de l’équipe
médicale, malgré toute leur bonne volonté".
"Aux moyens matériels, il faut aussi ajouté le peu d’intérêt
de l’APC d’El Biar à coopérer avec l’équipe
médicale", a-t-il expliqué, soutenant que l’HAD est
une organisation "transversale instituant une relation étroite entre
l’hôpital et la ville tout en impliquant une forte participation
multiprofessionnelle". Pour les praticiens, l’HAD, représente
la principale alternative à l’hospitalisation classique et devrait
donc constituer une priorité dans le système de santé nationale.
L’HAD contribue, selon les praticiens, à la restructuration du
système de santé dans le cadre de l’économie de ce
système, tel que fixée par les autorités sanitaires du
pays.
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