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El Moudjahid | Algérie | 18/02/2006
L’étude est publiée dans le dernier numéro du New
England Journal of Medicine daté de jeudi. Elle est soutenue par les
Instituts nationaux de santé et analyse les résultats de Medicare
(les soins aux personnes âgées et handicapées) sur un échantillon
de 518.240 couples âgés, sur une durée de neuf ans. Des
recherches antérieures avaient déjà souligné que
les épouses d’hommes malades courraient plus de risques d’être
malades ou de mourir. Mais cette étude s’est intéressée
à un nombre particulièrement important de couples et a, par ailleurs,
quantifié le risque associé à certaines maladies. Ce risque
est considérable : les hommes ont 4,5% de risque supplémentaire
de mourir après l’hospitalisation de leur épouse, et les
femmes dont les maris sont malades, 3%.
Si l’épouse malade vient à mourir, que ce soit d’un
accident, d’un suicide, d’une infection ou des suites d’une
maladie déjà déclarée, de diabète par exemple,
le risque est multiplié par cinq, augmentant de 21% pour les hommes et
17% pour les femmes.
C’est au cours des six mois qui suivent l’hospitalisation que le
risque de décès du partenaire est particulièrement élevé,
dans le cas d’une affection très invalidante. L’hospitalisation
pour un accident vasculaire cérébral, un infarctus, une pneumonie
ou encore une fracture du col du fémur augmente le risque de décès
du partenaire masculin de 10 à 35% et celui de la partenaire de 10 à
23%.
Dans le cas précis d’une hospitalisation pour démence ou
des problèmes psychiatriques, le risque accru de mort est de 47 à
58% pour le partenaire, et de 38 à 77% pour la partenaire. Les personnes
âgées sont particulièrement vulnérables.
"Pour moi, cela signifie que les gens sont étroitement liés,
y compris en termes de santé. On peut même parler d’une sorte
de transmission de la maladie d’un partenaire à l’autre",
a estimé Christakis.
En revanche, la plupart des cancers n’ont que peu d’effet, voire
aucun, sur le risque de décès du partenaire, apparemment parce
que la plupart des patients réussissent à vivre normalement en
dehors des périodes de traitement. Richard Schultz, un psychologue de
l’Université de Pittsburgh, qui s’est intéressé
au même phénomène, est dans l’ensemble d’accord
avec ces résultats mais il souligne que l’étude n’a
peut-être pas pris entièrement en compte l’état de
santé initial des partenaires de malades.
Si les risques sont difficilement comparables entre hommes et femmes, notamment
parce que les hommes ont tendance à mourir plus jeunes que les femmes
dans des circonstances normales, l’étude suggère que les
hommes sont davantage que les femmes susceptibles de mourir lorsque leur partenaire
est malade. Et c’est cohérent avec d’autres recherches suggérant
que les hommes tirent plus de bénéfices du mariage que les femmes
en termes de santé.
Pour les chercheurs et les spécialistes de gériatrie, les effets de la maladie sur le partenaire devraient être pris en compte par la famille, les services sociaux, les médecins et la classe politique. D’autant que le risque pourrait aussi concerner les enfants et même les amis proches.
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