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Revue de presse

Entretien - Professeur F. Haddoum, chef de service de néphrologie à l’hôpital NEFISSA-HAMOUD (ex PARNET) : «Le fer injectable vaut plus que l’or pour les insuffisants rénaux»

Horizons | Algérie | 27/09/2011

L’anémie est l’un des soucis majeurs de l’insuffisant rénal. elle altère sa qualité de vie et se répercute sur son état de santé. Aussi, IL a été rapporté qu’une perte de 1g/dl d’hémoglobine augmente la mortalité de 5% chez ces patients. Le Professeur F. Haddoum, qui chef de service de néphrologie au CHU Parnet, nous explique ce phénomène et nous parle du Venofer, une avancée thérapeutique enfin, disponible en Algérie.

PR. Haddoum, pouvez-vous nous parler de l’insuffisance rénale chronique en chiffres ?

Les données précises à propos de l’insuffisance rénale dont nous disposons correspondent au nombre de malades traités en hémodialyse, c'est-à-dire par le rein artificiel. On estime qu’en 2007, nous avons traité 10000 malades en Algérie par hémodialyse pour la plupart d’entre eux et environ 300 malades par dialyse péritonéale. Nous avons également à l’heure actuelle 800 greffés du rein suivis en Algérie. Cependant, nous n’avons pas le nombre exact d’insuffisant rénaux. Pour l’avoir, il est nécessaire de réaliser une enquête nationale qui ne sera toutefois pas simple car le diagnostic de cette affection dépourvue de symptômes propres nécessite un bilan biologique.

Quant au nombre d’insuffisants rénaux qui arrivent chaque année en dialyse, le modèle du Portugal semblait être le plus proche de l’Algérie avec 50 nouveaux cas par million d’habitants par an. Ce qui nous rapprochait du chiffre de 1500 nouveaux malades par an pour 30 millions d’habitants. La réalité confirme-t-elle ces chiffres ? La réponse est difficile puisque nous ne comptons que les malades qui arrivent dans un centre de soins et qui sont inscrits dans un programme de dialyse. Ce que je peux confirmer, c’est que l’offre de soins a connu beaucoup de progrès grâce aux 200 centres d’hémodialyse dont 71 centres privés avec une communauté de néphrologues, aujourd’hui, au nombre de 300, aidée par des généralistes. Nous pourrons également faire face aux nouveaux cas dans les années à venir, car le nombre de centres ne fera qu’augmenter et chaque daïra en disposera. Tout Algérien, qui a une insuffisance rénale, est aujourd’hui dialysé.

Comment expliquer la fréquence de l’anémie dans l’insuffisance rénale terminale et quelles sont ses répercussions sur l’état de santé ?

L’anémie est le manque de globules rouges dans le sang. Le taux d’hémoglobine qui est normalement aux alentours de 14 g/ dl de sang chez l’homme et 12 chez la femme, est très bas (6 à 7%) chez l’insuffisant rénal. Ceci s’explique par l’absence d’une hormone produite par le rein dont le rôle est la stimulation de la moelle osseuse afin de produire ces globules rouges «l’érythropoïétine». Au fur et à mesure que les reins sont détruits, le taux de cette hormone baisse et l’anémie s’installe. Quant aux conséquences de cette dernière, elles sont très variables. L’essoufflement d’abord, à l’effort puis au repos. Dès les premiers signes de l’insuffisance rénale, l’anémie se manifeste par une pâleur extrême, un essoufflement d’abord, à l’effort puis au repos, une fatigue intense, une perte de l’appétit et de la libido, ce qui se répercute sur la qualité de vie de l’insuffisant rénal.

Pensez vous que le fer injectable (Venofer) réglera ce problème ?

Depuis 1986, date de la production par génie génétique, au laboratoire de l’hormone déficiente appelée érythropoïétine recombinante humaine. Utilisée en 1988 en Occident et dans les années 90 dans les autres pays. Le traitement par cette hormone une à trois fois par semaine, selon les besoins de chaque malade a mis fin à l’anémie de l’insuffisant rénal et a permis l’arrêt, voire l’interdiction des transfusions sanguines.

L’érythropoïétine est l’hormone qui stimule la production de globules rouges par la moelle osseuse. Telle une voiture qui a un moteur en marche et qui a besoin d’essence, la production de l’hémoglobine sous l’influence de l’érythropoïétine nécessite un élément très important qu’est le fer. L’insuffisant rénal a généralement un bon stock de fer, mais ce dernier est capté dans les tissus et emprisonné, donc il ne peut être utilisé par la moelle. Cela est constaté chez les malades qui ne répondent pas à l’érythropoïétine. On a donc compris que cette dernière ne suffisait pas, à elle seule, mais qu’il fallait associer du fer pour obtenir de meilleurs résultats. Pourquoi du fer injectable ? La réponse est arrivée dans les années 2000, le fer administré par voie orale n’est malheureusement que très peu absorbé au niveau de l’intestin, car il existe chez ces malades des taux élevé d’une hormone appelée l’Hepcidine qui empêche cette absorption. Pour cette raison, on a eu recours au fer injectable produit par les laboratoires VIFOR de Suisse et commercialisé en Algérie par Abdi Ibrahim. Utilisé depuis 1995 dans le monde entier, ce produit est bien toléré et associé systématiquement à l’érythropoïétine dans le traitement de l’anémie.

Quel sera l’impact de son utilisation sur le coût de la prise en charge de ces malades ?

Au-delà de la supériorité du fer injectable sur le fer oral, ce traitement a également un effet pharmaco-économique. Les doses de l’érythropoïétine ont sensiblement diminuées depuis l’utilisation du fer injectable jusqu’à 50% de la posologie initiale. Ce qui contrebalance le surcoût du traitement par le fer injectable et qui permet le traitement du plus grand nombre de malades par cette association dont l’efficacité a été prouvée. Mais également, de diminuer, voire d’arrêter le recours aux transfusions sanguines qui ont un coût élevé, sauf hémorragie.
Donc, d’un côté, il y a eu un surcoût par l’association de l’érythropoïétine et du Venofer, mais de l’autre, la qualité de vie du malade, la qualité de la dialyse, l’arrêt des transfusions, la réduction des doses d’érythropoïétine contrebalancent cet effet.

Lamia Baiche

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