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El Moudjahid | Algérie | 01/10/2006
Présidée par M. Bouallag, président de l’association en présence des représentants du ministère de la Santé et des spécialistes en la matière, cette rencontre avec les représentants de la presse nationale, a été l’occasion pour les participants d’insister sur les moyens de dépistage et de mettre en exergue la lourde morbidité de cette maladie.
Tout en insistant sur la situation épidémiologique en matière d’hépatite, selon M. Bouallag la différence qui existe entre l’hépatite B, qui est un problème de santé publique à l’échelle mondiale et dont la méthode de traitement est suivie par la vaccination obligatoire dès la naissance, et l’hépatite C qui est la plus fréquente et qui évolue dans 80% des cas vers la chronicité.
Pour M. Bouallag, la prévalence de cette maladie qui compte en Algérie 320.000 cas atteints d’hépatite C est de 3,34%. «Ce taux a été enregistré au niveau de 6 wilayas de l’est, durant l’enquête régionale réalisée par le ministère de la Santé. Il faut noter que des milliers de personnes sont recensées dans les deux zones endémiques, Khenchela et Barika, et des dizaines de décès sont comptabilisés chaque année», a-t-il notamment indiqué.
Pour ce qui est des objectifs tracés par son association qui a été fondée en janvier 2003, le conférencier a mis en relief, l’aide et l’assistance des malades, la pérennité de l’information sur les hépatites, la sensibilisation de l’opinion publique sur la maladie et son évolution, la mise en œuvre des stratégies de dépistage et de prévention et l’amélioration de la qualité de traitement et la défense de son remboursement par la sécurité sociale.
Pour ce qui est des modes de transmission, les spécialistes, qui sont intervenus tour à tour, ont noté l’existence de la transmission entérale qui concerne essentiellement les virus de l’hépatite A et celui de l’hépatite E et la transmission latérale qui est liée au virus de l’hépatite B, C, D. Parmi toutes ces hépatites, l’hépatite B et C sont les plus répandues. Selon l’OMS, il existe environ 2 milliards de personnes en contact avec le virus de l’hépatite B. C’est la deuxième cause du cancer du foie.
L’hépatite aiguë à VHB, est souvent bénigne. Sur 100 sujets d’une population soumise au risque d’un contact avec le VHB, on estime que 90 font une hépatite B asymptomatique et 10 font une hépatite asymptomatique dont une forme fulminante, responsable de la mort de la personne 2 fois sur 3.
Pour ce qui est de l’hépatite C qui est une maladie post-transfusionnelle
dans 90% des cas, et qui évolue dans 80% des cas vers la chronicité,
elle concerne environ 350 millions de porteurs dans le monde dont 170 millions
de malades chroniques.
Ainsi sur 100 sujets contaminés par le VHC, environ 20% vont éliminer
le virus spontanément et 80% vont évoluer vers la chronicité.
Parmi ces sujets 30% d’entre-eux vont développer une cirrhose qui
peut évoluer vers le cancer de foie dans une proportion de 3 à
5%. En d’autres termes, 3 à 4 millions de personnes sont atteintes
d’hépatite C chaque année.
Parmi les principaux modes de transmission, les spécialistes citent la transfusion sanguine dans 37% des cas et la toxicomanie intraveineuse dans 23% des cas. Les autres modes de contamination reconnus et décrits sont une exposition professionnelle dans 3,3% des cas, sexuelle dans 1,2% des cas.
La transmission en intra-hospitalier se situe en Europe aux environs de 15%
des cas.
Pour ce qui est de l’Algérie, une étude réalisée,
il y a une dizaine d’années par l’Institut Pasteur à
partir d’un effectif de 1.225 hémodialysés a montré
une prévalence de l’infection par VHC de 42%. La prévalence
retrouvée par l’Agence nationale du sang a été de
0,38%.
Le VHC est décrit par les spécialistes en matière comme «le cousin germain du VIH sida, sauf que celui-ci n’a pas encore trouvé un vaccin». Donc l’utilisation de vaccin contre le VHB s’est avérée très efficace. Depuis janvier 2003, l’Algérie a introduit dans le calendrier de vaccination ce vaccin, qui est obligatoire à la naissance avec une première dose, à un mois avec une 2e dose et à 5 mois avec une dernière dose. Pour les adultes, notamment les sujets appartenant à un type de haute prévalence (personnel médical, paramédical, étudiants et stagiaires en sciences médicales, toxicomanes, hémodialysé, transplanté rénal, hémochromatose, hémophile, etc.)
Pour ce qui est de la prise en charge des malades, les représentants du ministère de la Santé ont insisté sur les mesures de lutte contre les hépatites B et C. Il s’agit d’une démarche engagée par les services de santé sur instruction du ministre de la Santé afin de mettre en œuvre une stratégie de lutte à court et moyen terme.
D’autre part, il y a la mise en œuvre d’un plan d’intervention d’urgence contre l’hépatite C sur les trois wilayas de l’Est concernées qui a été initiée tout récemment. «L’élaboration d’un plan national de lutte contre les hépatites B et C constitue l’objectif à atteindre à moyen terme», a-t-on notamment indiqué. Il ne faut pas perdre de vue l’importance majeure qu’il a à intégrer ce plan de lutte contre les hépatites dans une vision planifiée et cohérente d’une stratégie de politique sanitaire, de maîtrise des risques et de choix des priorités nationales basées sur l’efficacité des actions engagées et leur coût. «Les actes médicaux ont besoin d’être évalués» soulignent les représentants du ministère de la Santé.
Les coûts estimatifs de prise en charge des cas d’hépatite B et C diffèrent selon les modalités de prise en charge d’une hépatite virale C, incluant le diagnostic, la thérapeutique et le suivi avec le traitement interféron standard et ribavirine est de 1.250.000 de dinars pour une prise en charge de la même maladie avec un traitement interféron pégylé et rivabirine.
Pour ce qui est de la prise en charge de l’hépatite B pour 48 semaines en associant interféron standard et rivabirine, le coût estimatif est de 203.200 dinars et en associant interféron pégylé, le traitement revient à 1.440.000 dinars pour la même période et la même maladie.
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